Panmure Liberum met en garde : la bulle de l'IA pourrait éclater d'ici deux ans
Joachim Klement, directeur général et analyste de Panmure Liberum, a déclaré sur Bloomberg Open Interest que la bulle autour des entreprises d'IA pouvait éclater d'ici deux ans. Il a détaillé les risques pesant sur les titres du secteur et n'exclut pas un scénario de krach boursier sévère, dont l'IA serait le déclencheur. L'horizon de 24 mois n'a rien d'anodin : il coïncide avec la période où les grands clients devront démontrer le retour sur leurs investissements de plusieurs milliards de dollars dans les puces et les datacenters. • Échéance de la prévision : deux ans maximum. • Scénario : effondrement brutal provoqué par le secteur de l'IA. • Pour l'industrie, c'est un signal à prendre en compte : il faut revoir sa dépendance au capital bon marché.
Traité par IA depuis Bloomberg Tech ; édité par Hamidun News
Panmure Liberum donne une échéance au marché : deux ans. C'est, selon les analystes de la maison de courtage britannique, l'horizon auquel la bulle autour des entreprises d'IA pourrait éclater. Joachim Klement, directeur général et analyste de Panmure Liberum, l'a déclaré dans l'émission Bloomberg Open Interest. Il y a exposé les risques pesant sur les valeurs de l'IA et évoqué la probabilité d'un krach boursier sévère, dont ce secteur serait justement le détonateur.
La partie en accès libre du contenu de Bloomberg est courte. L'annonce ne mentionne ni niveaux d'indices précis, ni estimation de la baisse, ni liste d'entreprises. Nous distinguons donc ci-dessous ce qui a été dit du contexte qui aide à mesurer le poids de cet avertissement.
Ce que l'on sait de la déclaration
Les faits clés sont peu nombreux, mais sans ambiguïté :
- Auteur de la prévision : Joachim Klement, Panmure Liberum.
- Horizon : deux ans maximum.
- Scénario : pas une simple correction, mais un effondrement brutal avec l'IA comme déclencheur.
- Tribune : Bloomberg Open Interest, Bloomberg Tech, 9 octobre 2026.
- Cible de la critique : les actions des entreprises liées à l'IA. L'annonce ne précise ni les noms ni les multiples de valorisation.
Klement est connu de longue date comme un sceptique sur les valorisations de marché et les erreurs comportementales des investisseurs. Cela ne rend pas sa prévision juste, mais explique son ton : il regarde le secteur de l'IA à travers le prisme des cycles historiques, et non de la qualité des modèles.
Pourquoi la discussion renvoie inévitablement à l'an 2000
L'analogie avec la bulle internet s'impose d'elle-même. À l'époque, les investisseurs avaient vu juste sur la technologie : internet a bel et bien transformé l'économie. Mais ils ont payé le chiffre d'affaires futur bien avant qu'il n'existe. Entre son pic de mars 2000 et son plancher d'octobre 2002, le Nasdaq a perdu environ 78 %. Les opérateurs télécoms avaient construit leur infrastructure de fibre avec une large marge, et la demande ne l'a rattrapée que des années plus tard.
Le cycle actuel de l'IA ressemble au précédent sur un point : l'essentiel de l'effort repose sur les dépenses d'investissement. Datacenters, accélérateurs et contrats d'énergie se paient dès maintenant, tandis que les revenus des produits fondés sur les LLM et les agents progressent moins vite que les coûts. L'horizon de deux ans correspond justement à l'échéance à laquelle les clients devront montrer un retour sur ces investissements.
Où le système peut se gripper
Si la bulle existe, elle repose sur plusieurs hypothèses. La première : la demande de calcul continuera de croître au même rythme. La deuxième : les clients accepteront de payer les fonctions d'IA nettement plus cher qu'aujourd'hui. La troisième : les marchés du crédit continueront de financer la construction de capacités à des conditions acceptables. Si l'un de ces trois maillons cède, toute la chaîne est touchée : d'abord les fournisseurs de puces et d'équipements, puis les exploitants de datacenters, enfin les startups qui vivent du capital-risque.
Un autre risque tient à la concentration. Lorsqu'un petit nombre d'entreprises détermine la dynamique des grands indices, la chute du secteur de l'IA cesse d'être un problème sectoriel. Elle touche les fonds de pension et les ETF indiciels, c'est-à-dire des épargnants qui n'ont pas misé sur l'IA de manière délibérée.
Comment lire ces prévisions en pratique
Une prévision ne vaut pas un fait. Des analystes ont déjà annoncé des bulles par le passé, et leurs échéances ne se sont souvent pas vérifiées. Mieux vaut suivre des indicateurs vérifiables que les titres tapageurs.
Pour les équipes qui construisent des produits sur l'IA :
- Prévoyez un scénario où le financement devient plus cher ou disparaît pendant 12–18 mois. Vérifiez que votre runway suffit.
- Ne bâtissez pas votre unit economics sur les prix actuels, subventionnés, des API et des GPU cloud.
- Gardez une architecture portable d'un fournisseur de modèles et de cloud à l'autre.
Pour les investisseurs et les dirigeants : surveillez le rapport entre capex et chiffre d'affaires des grands fournisseurs cloud, les conditions de financement par la dette des datacenters et le rythme d'adoption réelle de l'IA dans les processus métier des clients. Si ces trois indicateurs divergent, l'avertissement de Panmure Liberum gagnera en pertinence. S'ils convergent, les sceptiques auront moins d'arguments.
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