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Un développeur réécrit sept applications Adobe en Rust et ouvre le code

La chaîne Fireship décortique un projet dans lequel un seul développeur a réécrit sept applications Adobe en Rust et les a publiées en open source, gratuitement. Le titre de la vidéo promet que « chaque application sur Terre » devient désormais open source, que les éditeurs le veuillent ou non. L'annonce ne donne ni la liste des programmes, ni la licence, ni le volume de code. La question centrale reste donc la même : à quel point ces clones se rapprochent-ils des originaux ? • Sept applications, un seul auteur, le langage Rust. • Code ouvert, utilisation gratuite. • Le statut juridique de ces clones reste pour l'instant flou.

Traité par IA depuis YouTube: Fireship ; édité par Hamidun News
Un développeur réécrit sept applications Adobe en Rust et ouvre le code
Source : YouTube: Fireship. Collage: Hamidun News.
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Un développeur a réécrit sept applications Adobe en Rust et mis le résultat à disposition en accès libre. Gratuitement, avec les sources. C'est ce que raconte la vidéo de Fireship du 12 octobre 2026, dans laquelle l'auteur de la chaîne lance ces clones et vérifie ce qui fonctionne. Le titre de la vidéo est plus tranché que l'information elle-même : « Chaque application sur Terre est désormais open source, qu'elle le veuille ou non ».

Ce que l'on sait réellement

L'annonce contient peu de faits, et mieux vaut les énoncer clairement. Il y a sept applications. Le langage d'implémentation est Rust. La licence est ouverte, le prix est nul. La vidéo est un test, pas une publication officielle accompagnée de benchmarks. Les noms des programmes, l'identité de l'auteur, la taille de la base de code, les formats de fichiers pris en charge et le degré de compatibilité avec les originaux ne sont pas précisés dans la description. Toute discussion sur un « tueur de Photoshop » est donc prématurée : il faut d'abord voir ce qui s'ouvre, ce qui est préservé et où les choses cassent.

Le choix de Rust se comprend. Le langage offre une gestion prévisible de la mémoire, de bonnes performances et une compilation multiplateforme pratique, y compris via WebAssembly. Pour des outils graphiques et multimédias dont le code C++ s'est accumulé pendant des décennies, c'est une cible logique pour une réécriture.

Pourquoi un titre sur « chaque application »

Le ton ironique de Fireship laisse entrevoir une tendance plus large. Réécrire un produit mature de zéro représentait autrefois des années de travail pour une équipe. Aujourd'hui, les agents de code savent lire des spécifications, analyser le comportement d'un programme et générer de gros volumes de code : le seuil d'entrée chute nettement. L'annonce ne le confirme pas explicitement, et rien ne permet d'affirmer qu'une IA a été utilisée ici. Mais la formule « qu'elle le veuille ou non » pointe précisément vers ce scénario : la fonctionnalité d'un produit commercial est reproduite sans l'autorisation de son propriétaire.

De là découle le principal risque pour le projet. Adobe protège son code, ses formats, sa marque et ses choix d'interface. Un clone écrit « d'après le comportement » se distingue juridiquement d'un clone qui reprend des fragments décompilés ou des ressources fermées. On ignore pour l'instant quelle voie l'auteur a choisie, et c'est ce qui déterminera si le dépôt survivra ne serait-ce que quelques mois.

Ce qu'il faut vérifier

Pour évaluer le projet, des paramètres concrets comptent :

  • Licence : MIT, Apache, GPL ou quelque chose de plus exotique, et sa compatibilité avec un usage commercial.
  • Compatibilité des formats : les fichiers PSD, AI et autres fichiers de travail s'ouvrent-ils sans perte de calques, d'effets et de polices ?
  • Performances : comparaison avec l'original sur de gros projets, et non sur un fichier de démonstration.
  • Origine du code : a-t-il été écrit de zéro, et des agents IA ont-ils été utilisés ?
  • Maintenance : le projet compte-t-il plus d'un mainteneur et dispose-t-il d'une feuille de route ?

Enseignements pratiques

Il est trop tôt pour que designers et studios adoptent ces clones dans leurs processus de production : sans garantie de compatibilité, un seul export raté coûte plus cher qu'un abonnement. En revanche, cela vaut la peine de cloner le dépôt, d'y faire passer ses fichiers types et de noter précisément ce qui ne fonctionne pas. Pour les développeurs, un autre point est plus intéressant : si une seule personne a bien assemblé sept applications, cela fournit un repère pour estimer l'effort nécessaire à la réécriture de code legacy en Rust.

Les juristes et les équipes produit des éditeurs doivent désormais revoir leur modèle de protection : quand une fonctionnalité se reproduit vite, la valeur se déplace vers l'écosystème, le cloud, les données et les intégrations, plutôt que vers l'exécutable lui-même.

La vidéo de Fireship est une bonne occasion de regarder le projet de ses propres yeux, mais mieux vaut tirer ses conclusions après avoir examiné le dépôt, et non le titre.

ZK
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