Cambricon dégage pour la première fois un bénéfice annuel, portée par l'essor des puces d'IA en Chine
Cambricon a clos pour la première fois une année sur un bénéfice. Le fabricant chinois de puces d'IA a gagné 2,1 milliards de yuans, contre une perte l'année précédente. Son chiffre d'affaires est passé à 6,5 milliards de yuans, et le marché y voit la preuve que le pari de Pékin sur les accélérateurs locaux fonctionne déjà. Avec Nvidia bridée en Chine, l'entreprise se prépare désormais à augmenter fortement sa production de puces en 2026.
Traité par IA depuis Bloomberg Tech ; édité par Hamidun News
Cambricon a terminé pour la première fois de son histoire une année sur un bénéfice net, et pour le marché chinois du matériel d'IA, c'est plus qu'un simple bon bilan. L'entreprise a montré que la politique de Pékin visant à remplacer les accélérateurs d'IA importés par des accélérateurs locaux commence à se traduire en argent réel et en parts de marché.
La première année rentable
Le 12 mars 2026, l'entreprise a publié ses résultats pour 2025 : le bénéfice net s'élève à 2,1 milliards de yuans, alors qu'un an plus tôt Cambricon avait enregistré une perte de 452 millions. Le chiffre d'affaires sur la même période a bondi de 1,2 milliard à 6,5 milliards de yuans. Pour un fabricant considéré de longue date comme l'un des principaux prétendants locaux à la place de Nvidia en Chine, c'est un tournant. Il ne s'agit plus d'espoirs pour l'avenir, mais d'une économie d'entreprise confirmée.
- Bénéfice net : 2,1 milliards de yuans
- Un an plus tôt : perte de 452 millions de yuans
- Le chiffre d'affaires est passé de 1,2 milliard à 6,5 milliards de yuans
- C'est la première année rentable de l'histoire de l'entreprise
Pourquoi la demande a augmenté
La raison principale est un net changement dans les achats des entreprises chinoises d'IA. En raison des restrictions autour de Nvidia et de l'incertitude sur les livraisons futures d'accélérateurs avancés, de grands acteurs comme Alibaba et Tencent se tournent de plus en plus vers les alternatives locales. Parallèlement, Pékin pousse ouvertement le marché vers les puces chinoises, faisant de l'autosuffisance technologique, jusqu'ici slogan politique, une stratégie d'achat concrète. Pour Cambricon, cela ouvre une fenêtre rare : la demande est portée non seulement par le marché, mais aussi par la politique industrielle de l'État.
«
Ce changement reflète le durcissement des restrictions géopolitiques sur l'importation de semi-conducteurs avancés et l'importance stratégique des capacités de calcul pour les grands modèles de langage. »
Le nouveau plan quinquennal chinois, qui fait du développement accéléré des puces d'IA une priorité, a donné un élan supplémentaire au marché. Dans ce contexte, investisseurs et clients jugent désormais autrement les fabricants locaux : non comme une solution de repli, mais comme le socle de l'infrastructure future. Pour le secteur, c'est un renversement psychologique important. Il y a peu encore, on parlait des accélérateurs chinois sous l'angle du « rattrapage » ; aujourd'hui, la question est de savoir qui captera la plus grande part de la demande intérieure.
La prochaine étape de la croissance
La question n'est plus de savoir si Cambricon pourra vendre des puces, mais si elle parviendra à augmenter sa production à temps. Selon des sources proches de l'entreprise, le fabricant veut en 2026 plus que tripler sa production d'accélérateurs d'IA et livrer environ 500 000 unités, dont jusqu'à 300 000 de ses modèles les plus avancés, les Siyuan 590 et 690. La production doit s'appuyer en priorité sur le procédé N+2 de SMIC, généralement décrit comme le niveau chinois du 7 nm.
Les ambitions sont doubles. D'un côté, Cambricon cherche à occuper une partie de la niche libérée par l'accès limité de la Chine aux produits de Nvidia. De l'autre, elle doit gagner des parts face à Huawei, qui se renforce elle aussi rapidement dans l'infrastructure d'IA. Selon Morgan Stanley, le marché chinois des puces d'IA pourrait atteindre 67 milliards de dollars d'ici 2030, avec plus de trois quarts des livraisons assurées par des entreprises locales. Si cette prévision se réalise, même en partie, le bilan actuel de Cambricon apparaît non comme le sommet d'un cycle, mais comme un signal précoce d'un redécoupage du marché bien plus vaste.
Ce que cela signifie
Le premier bénéfice annuel de Cambricon montre que l'écosystème chinois de l'IA commence à se construire non seulement autour des modèles et des clouds, mais aussi autour de son propre matériel. Pour le marché, c'est un repère important : les restrictions contre Nvidia n'ont pas gelé la demande, elles l'ont redistribuée au profit des fabricants locaux. Si Cambricon tient son plan de production et préserve ses marges, elle pourrait devenir l'une des principales bénéficiaires de la prochaine phase du boom de l'IA en Chine.
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Questions clés sur cet article
Que sait-on sur La première année rentable ?
Le 12 mars 2026, l'entreprise a publié ses résultats pour 2025 : le bénéfice net s'élève à 2,1 milliards de yuans, alors qu'un an plus tôt Cambricon avait enregistré une perte de 452 millions. Le chiffre d'affaires sur la même période a bondi de 1,2 milliard à 6,5 milliards de yuans. Pour un fabricant considéré de longue date comme l'un des principaux prétendants locaux à la place de Nvidia en Chine, c'est un tournant. Il ne s'agit plus d'espoirs pour l'avenir, mais d'une économie d'entreprise confirmée. Bénéfice net : 2,1 milliards de yuans Un an plus tôt : perte de 452 mi
Pourquoi la demande a augmenté?
La raison principale est un net changement dans les achats des entreprises chinoises d'IA. En raison des restrictions autour de Nvidia et de l'incertitude sur les livraisons futures d'accélérateurs avancés, de grands acteurs comme Alibaba et Tencent se tournent de plus en plus vers les alternatives locales. Parallèlement, Pékin pousse ouvertement le marché vers les puces chinoises, faisant de l'autosuffisance technologique, jusqu'ici slogan politique, une stratégie d'achat concrète. Pour Cambricon, cela ouvre une fenêtre rare : la demande est portée non seulement par le mar
Que sait-on sur La prochaine étape de la croissance ?
La question n'est plus de savoir si Cambricon pourra vendre des puces, mais si elle parviendra à augmenter sa production à temps. Selon des sources proches de l'entreprise, le fabricant veut en 2026 plus que tripler sa production d'accélérateurs d'IA et livrer environ 500 000 unités, dont jusqu'à 300 000 de ses modèles les plus avancés, les Siyuan 590 et 690. La production doit s'appuyer en priorité sur le procédé N+2 de SMIC, généralement décrit comme le niveau chinois du 7 nm. Les ambitions sont doubles. D'un côté, Cambricon cherche à occuper une partie de la niche libéré
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