OpenClaw sur Xiaomi 11T : comment un vieux smartphone devient un serveur d'IA domestique
Plutôt que de laisser un vieux Xiaomi 11T dormir dans un tiroir, on peut le transformer en serveur d'IA domestique. Un passionné y a installé OpenClaw via Termux, l'a branché sur les modèles gratuits d'OpenRouter et a rendu l'assistant accessible sur Telegram. Le guide détaille quatre méthodes d'installation, la lutte contre l'économie d'énergie agressive d'Android, les limites des modèles gratuits et les mesures de sécurité indispensables pour ce type de configuration.
Traité par IA depuis Habr AI ; édité par Hamidun News
Un vieux smartphone Android peut servir à autre chose que de téléphone de secours : il peut devenir une passerelle d'IA opérationnelle pour un assistant personnel. Sur un Xiaomi 11T équipé de 8 Go de RAM et d'une puce Dimensity 1200, l'auteur de l'expérience a déployé OpenClaw via Termux, l'a connecté aux modèles gratuits d'OpenRouter et a obtenu un bot Telegram qui répond en 5 à 10 secondes environ. L'idée n'est pas de faire tourner un grand modèle en local sur le téléphone, mais d'utiliser l'appareil comme un nœud allumé en permanence pour un assistant open source.
L'article décrit quatre scénarios d'installation. Le plus basique et le plus fiable : Termux avec Ubuntu via proot, dans lequel on installe Node.js puis OpenClaw. Cette option demande environ 3,7–4 Go d'espace libre, mais offre la meilleure compatibilité. Il existe aussi une version plus légère, sans image Ubuntu complète, où OpenClaw tourne directement dans Termux grâce à un installateur communautaire dédié. Troisième voie : une application Flutter dotée d'une interface graphique, qui automatise le déploiement. Quatrième option : AnyClaw, un APK autonome intégrant les composants d'OpenClaw et un agent en terminal, mais lié à l'écosystème OpenAI. Concrètement, l'utilisateur arbitre entre contrôle maximal, taille minimale et installation plus confortable.
Une partie du guide explique pourquoi ce montage a du sens. OpenClaw joue le rôle de gateway pour un assistant qui fonctionne dans les canaux habituels, de Telegram et WhatsApp à Slack, Discord et d'autres messageries. Pas besoin d'un nouvel ordinateur ni d'un VPS pour démarrer : il suffit d'Android 10+, d'au moins 2 Go de RAM, d'un Wi-Fi stable et d'une clé API auprès d'un fournisseur de modèles.
Côté gratuit, l'auteur propose OpenRouter et son routeur de modèles free, avec des limites de l'ordre de 20 requêtes par minute et d'environ 200 requêtes par jour. Pour un usage domestique, c'est suffisant, et les coûts peuvent rester nuls tant qu'on ne dépasse pas l'offre gratuite. En revanche, avec un usage intensif, la facture cesse vite d'être symbolique : l'auteur recommande donc de fixer des plafonds chez le fournisseur.
Le plus pénible dans ce projet n'est pas l'installation, mais la lutte contre Android. Sur les Xiaomi et d'autres appareils à l'optimisation agressive, le système peut tuer silencieusement la gateway après le verrouillage de l'écran ou au bout de quelques minutes en arrière-plan. Le guide consacre donc une section à termux-wake-lock, à la désactivation de l'optimisation de la batterie, à l'autorisation du démarrage automatique et à l'épinglage de Termux dans la liste des applications récentes.
Pour certaines configurations s'ajoute un correctif de contournement, Bionic Bypass, si OpenClaw plante à cause d'erreurs de détection des interfaces réseau. Un point important ressort : un vieux smartphone transformé en serveur fonctionne, mais pas de façon transparente. Il exige des réglages manuels et des vérifications régulières après les mises à jour système.
Le volet sécurité n'est pas moins important. OpenClaw stocke les jetons, les paramètres des fournisseurs et les identifiants des canaux dans un répertoire local, qu'il faut traiter comme un gestionnaire de mots de passe : restreindre les droits d'accès, ne pas le synchroniser dans le cloud et ne jamais publier son contenu. Le guide mentionne aussi les risques liés aux skills tiers et une vulnérabilité critique de l'accès WebSocket à la gateway, qui empêche de considérer même le mode loopback comme une protection absolue sans les dernières mises à jour.
La conclusion pratique est simple : utiliser des comptes dédiés pour les clés et les bots, ne pas installer d'extensions non vérifiées et ne pas transformer ce genre de projet perso en production laissée sans surveillance.
La leçon principale n'est pas qu'un vieux Xiaomi remplacera un serveur ou une machine dédiée aux LLM locaux. L'essentiel est ailleurs : même un smartphone vieillissant reste une plateforme suffisamment puissante et toujours disponible pour une infrastructure d'IA à petite échelle. Pour qui veut un assistant personnel dans sa messagerie, expérimenter avec des outils open source sans investir dans du matériel dédié, ce scénario paraît tout à fait viable. Mais il ne fonctionne que si l'utilisateur accepte d'échanger le confort contre le contrôle, et la gratuité contre une configuration attentive et une vraie discipline en matière de sécurité.
*Meta est reconnue comme organisation extrémiste et interdite en Russie.
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