Jones Day : l'IA alimente un boom record des fusions-acquisitions, mais les valorisations atteignent des niveaux dangereux
L'IA, associée à l'abondance de capitaux et à un environnement réglementaire plus souple, a porté le marché des fusions-acquisitions à des volumes record en juillet 2026. Robert Profuzek, associé de Jones Day, prévient que les fonds de capital-investissement restent pour l'instant en retrait, car les vendeurs demandent trop cher pour leurs actifs. Les valorisations des entreprises d'IA atteignent des niveaux sans précédent, et la question de la durabilité du boom à long terme se fait de plus en plus pressante.
Traité par IA depuis Bloomberg Tech ; édité par Hamidun News
Le marché des fusions-acquisitions atteint des volumes record au 7 juillet 2026, selon Bloomberg, et les technologies d'IA en sont le principal moteur. Robert Profuzek, associé de Jones Day et l'un des principaux avocats d'affaires des États-Unis, décrit la situation avec une prudence inattendue : les valorisations des entreprises d'IA ont atteint des niveaux inédits, le capital privé reste en retrait et la durabilité du boom à long terme demeure une question ouverte.
Ce qui alimente le marché record des transactions
Selon Profuzek, trois forces se sont conjuguées pour créer la vague actuelle de fusions-acquisitions.
L'IA comme impératif stratégique. Des groupes des secteurs de la technologie, de la finance, de la santé et de l'industrie rachètent des actifs d'IA par crainte de prendre du retard technologique sur leurs concurrents. Quand une transaction est dictée par une nécessité stratégique et pas seulement par le rendement attendu, l'acheteur est systématiquement prêt à payer trop cher. Cette pression, « achetez maintenant ou perdez le marché », pousse les valorisations à des niveaux déconnectés de tout indicateur fondamental.
Un excès de capitaux disponibles. Les investisseurs institutionnels ont accumulé des réserves liquides record et subissent la pression de leurs partenaires limités, qui exigent un déploiement actif des fonds. La concurrence pour les actifs d'IA de qualité s'est tellement intensifiée qu'une histoire de croissance convaincante attire aussitôt plusieurs acheteurs rivaux.
Un environnement réglementaire assoupli. Les priorités des autorités antitrust américaines ont changé : des opérations qui auraient été bloquées dans les couloirs de la régulation il y a quelques années passent désormais sans résistance sérieuse. Le marché s'est ainsi ouvert à des fusions jusque-là jugées juridiquement irréalisables.
Profuzek juge historiquement rare la coïncidence de ces trois facteurs, et c'est pourquoi le boom actuel paraît si fulgurant.
Pourquoi le private equity reste en retrait
Dans ce contexte de volumes record, une anomalie ressort : les fonds de capital-investissement (private equity) restent surtout spectateurs plutôt qu'acteurs des transactions.
L'explication de Profuzek est directe : les attentes des vendeurs sont trop élevées. Les propriétaires d'entreprises d'IA se calent sur les multiples publics des leaders du secteur et affichent des prix incompatibles avec le modèle de rendement du PE. Pour un fonds dont l'horizon d'investissement est de 5 à 7 ans et qui a des engagements stricts de TRI envers ses partenaires, un prix d'entrée gonflé rend l'opération non rentable dans le scénario de base.
Profuzek qualifie les valorisations actuelles de l'IA d'inédites. Le marché ne paie pas pour les flux de trésorerie existants, mais pour des prévisions de croissance extrêmement difficiles à vérifier dans les modèles financiers standard. Tout ralentissement de la croissance des revenus de l'IA ou toute dégradation de l'environnement macroéconomique pourrait révéler la fragilité des multiples actuels.
Dans les cycles de fusions-acquisitions précédents, l'arrivée massive du PE signalait que le marché entrait dans une phase mature et stable, avec une tarification lisible. Son absence aujourd'hui indique, sur le plan analytique, que le marché reste dans une phase d'emballement stratégique initial, sans discipline financière pour l'étayer.
Ce que cela signifie
Le boom record des fusions-acquisitions est singulier : énorme en volume, mais déséquilibré dans la composition de ses acteurs. Les acheteurs stratégiques paient n'importe quel prix pour une position dans l'IA, tandis que les investisseurs financiers attendent une correction des valorisations. Si l'écart de prix entre vendeurs et acheteurs financiers ne se réduit pas, le boom risque de s'arrêter avant l'entrée du capital du PE, qui apporte historiquement une stabilité de long terme aux cycles de marché. Jones Day signale ouvertement ce risque.
Questions clés sur cet article
Que sait-on sur Ce qui alimente le marché record des transactions ?
Selon Profuzek, trois forces se sont conjuguées pour créer la vague actuelle de fusions-acquisitions. L'IA comme impératif stratégique. Des groupes des secteurs de la technologie, de la finance, de la santé et de l'industrie rachètent des actifs d'IA par crainte de prendre du retard technologique sur leurs concurrents. Quand une transaction est dictée par une nécessité stratégique et pas seulement par le rendement attendu, l'acheteur est systématiquement prêt à payer trop cher. Cette pression, « achetez maintenant ou perdez le marché », pousse les valorisations à des niveau
Pourquoi le private equity reste en retrait?
Dans ce contexte de volumes record, une anomalie ressort : les fonds de capital-investissement (private equity) restent surtout spectateurs plutôt qu'acteurs des transactions. L'explication de Profuzek est directe : les attentes des vendeurs sont trop élevées. Les propriétaires d'entreprises d'IA se calent sur les multiples publics des leaders du secteur et affichent des prix incompatibles avec le modèle de rendement du PE. Pour un fonds dont l'horizon d'investissement est de 5 à 7 ans et qui a des engagements stricts de TRI envers ses partenaires, un prix d'entrée gonflé r
Que sait-on sur Ce que cela signifie ?
Le boom record des fusions-acquisitions est singulier : énorme en volume, mais déséquilibré dans la composition de ses acteurs. Les acheteurs stratégiques paient n'importe quel prix pour une position dans l'IA, tandis que les investisseurs financiers attendent une correction des valorisations. Si l'écart de prix entre vendeurs et acheteurs financiers ne se réduit pas, le boom risque de s'arrêter avant l'entrée du capital du PE, qui apporte historiquement une stabilité de long terme aux cycles de marché. Jones Day signale ouvertement ce risque.
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