Waymo contre Tesla : deux stratégies pour conquérir la conduite autonome

Waymo et Tesla suivent des chemins différents vers l'autonomie. Waymo développe tout en interne, du logiciel aux simulateurs, et construit un système de safety-critique. Tesla s'appuie sur une flotte réelle et sur les données de millions de voitures. Quelle approche l'emportera ? Ce n'est qu'une question de temps.

Traité par IA depuis Bloomberg Tech ; édité par Hamidun News
Waymo contre Tesla : deux stratégies pour conquérir la conduite autonome
Source : Bloomberg Tech. Collage: Hamidun News.
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Fiche synthèse et chiffres clés
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Chiffre clé #1Développement interne du logiciel et des algorithmes
Chiffre clé #2Simulation plutôt que tests réels répétés
Chiffre clé #3Système de safety-critique comme seconde ligne de contrôle

Waymo et Tesla, les deux grandes forces de la course aux voitures autonomes, ont choisi des stratégies radicalement opposées. C'est ce qu'a expliqué Srikanth Thirumalai, vice-président chargé du logiciel chez Waymo, dans un entretien accordé à Bloomberg.

Le contrôle de la pile complète chez Waymo

Waymo construit l'autonomie de bas en haut. L'entreprise développe son propre logiciel, ses propres algorithmes, et contrôle elle-même le matériel. C'est une pile complète, sans dépendance externe : ni aux fabricants de puces, ni à des modules de perception tiers.

L'outil clé est son propre simulateur. Plutôt que de faire rouler la voiture sur route réelle à chaque test, Waymo éprouve des scénarios dans un environnement virtuel. C'est plus rapide, plus sûr et moins cher. L'entreprise peut modéliser des situations rares et dangereuses, qui n'arrivent sur route réelle qu'une fois par million de kilomètres.

Mais l'essentiel est le système de safety-critique. Ce n'est pas une simple vérification de code. C'est un système qui évalue de façon critique les décisions prises par l'agent d'autonomie. Avant que la voiture n'exécute une action, le système vérifie si elle est sûre. Cela ajoute une couche de protection entre la perception et l'exécution.

  • Développement interne du logiciel et des algorithmes
  • Simulation plutôt que tests réels répétés
  • Système de safety-critique comme seconde ligne de contrôle

Tesla : la réalité comme maître d'école

Tesla a pris un autre chemin. Elle ne cherche pas à créer un logiciel parfait en laboratoire. Elle a au contraire lancé le FSD (Full Self-Driving) dans le monde réel, entre les mains de centaines de milliers de conducteurs. Chaque trajet produit des données. Chaque freinage, chaque virage est un signal d'apprentissage.

Tesla mise sur les caméras. Pas de lidars, pas de radars : seulement la vision, comme un humain. C'est plus simple et moins coûteux à grande échelle, et les données affluent en continu depuis toute la flotte à la fois.

La bêta du FSD a permis à Tesla de collecter des millions d'heures de conduite réelle. C'est un énorme jeu de données que Tesla utilise pour entraîner ses réseaux de neurones. Chaque bug, chaque cas limite devient une amélioration pour toutes les autres voitures. Un refus d'ouvrir les portes pendant une tempête de neige ? La prochaine mise à jour en tiendra compte.

Deux philosophies, deux vitesses

Waymo est plus lente, mais plus propre. Elle vérifiera mille fois avant de déployer auprès du grand public. Tesla est plus rapide, mais prend des risques. Elle apprend de ses erreurs en temps réel, et toutes ne sont pas anodines.

Waymo a l'avantage en matière de sécurité et de contrôle. Tesla, sur l'échelle, la vitesse d'itération et le volume de données. Ce sont deux logiques pour résoudre un même problème : apprendre à une voiture à rouler sans conducteur.

Ce que cela signifie

Les voitures autonomes arriveront non pas grâce à une seule approche, mais grâce aux deux. Waymo montrera à l'industrie comment le faire de façon sûre et fiable. Tesla montrera comment le faire à grande échelle et de manière rentable. Gagnera celui qui combinera le premier les deux : la sécurité du laboratoire et les données des routes réelles.

Dossier

Questions clés sur cet article

Que sait-on sur Le contrôle de la pile complète chez Waymo ?

Waymo construit l'autonomie de bas en haut. L'entreprise développe son propre logiciel, ses propres algorithmes, et contrôle elle-même le matériel. C'est une pile complète, sans dépendance externe : ni aux fabricants de puces, ni à des modules de perception tiers. L'outil clé est son propre simulateur. Plutôt que de faire rouler la voiture sur route réelle à chaque test, Waymo éprouve des scénarios dans un environnement virtuel. C'est plus rapide, plus sûr et moins cher. L'entreprise peut modéliser des situations rares et dangereuses, qui n'arrivent sur route réelle qu'une

Que sait-on sur Tesla : la réalité comme maître d'école ?

Tesla a pris un autre chemin. Elle ne cherche pas à créer un logiciel parfait en laboratoire. Elle a au contraire lancé le FSD (Full Self-Driving) dans le monde réel, entre les mains de centaines de milliers de conducteurs. Chaque trajet produit des données. Chaque freinage, chaque virage est un signal d'apprentissage. Tesla mise sur les caméras. Pas de lidars, pas de radars : seulement la vision, comme un humain. C'est plus simple et moins coûteux à grande échelle, et les données affluent en continu depuis toute la flotte à la fois. La bêta du FSD a permis à Tesla de colle

Que sait-on sur Deux philosophies, deux vitesses ?

Waymo est plus lente, mais plus propre. Elle vérifiera mille fois avant de déployer auprès du grand public. Tesla est plus rapide, mais prend des risques. Elle apprend de ses erreurs en temps réel, et toutes ne sont pas anodines. Waymo a l'avantage en matière de sécurité et de contrôle. Tesla, sur l'échelle, la vitesse d'itération et le volume de données. Ce sont deux logiques pour résoudre un même problème : apprendre à une voiture à rouler sans conducteur.

ZK
Zhemal Khamidun — CPO d'Alpina Digital, product manager d'AlpinaGPT. Conçoit des produits IA depuis 2019. Hamidun News est un projet personnel devenu un agrégateur en production avec plus de 6 000 lecteurs.
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