Nvidia perd deux cadres dirigeants, partis chez Era, une société d'investissement dotée d'un fonds de 250 M$

Deux dirigeants de Nvidia, actifs à la jonction de l'IA et de l'infrastructure cloud, ont quitté l'entreprise. Jeffrey Levin et Max Cohen ont rejoint Era, une société new-yorkaise qui investit dans l'IA pour le compte de familles très fortunées. Era a déjà misé sur Anduril et Thinking Machines Lab, et lève actuellement un fonds de 250 M$, dont 140 M$ sont déjà confirmés.

Traité par IA depuis Bloomberg Tech ; édité par Hamidun News
Nvidia perd deux cadres dirigeants, partis chez Era, une société d'investissement dotée d'un fonds de 250 M$
Source : Bloomberg Tech. Collage: Hamidun News.
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Fiche synthèse et chiffres clés
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Rédacteur en chef
Chiffre clé #1Lève un fonds de 250 M$
Chiffre clé #2A déjà reçu 140 M$ d'engagements, et le tour est qualifié de sursouscrit
Chiffre clé #3Son portefeuille comprend Anduril Industries

Le 12 mars 2026, on a appris que Nvidia avait perdu deux cadres en vue : Jeffrey Levin et Max Cohen rejoignent Era, une société d'investissement new-yorkaise qui parie sur l'IA. Pour le marché, ce n'est pas un mouvement de personnel anodin, mais le signe que la bataille autour de l'intelligence artificielle se déplace de plus en plus des modèles vers le capital, les clouds et l'infrastructure.

Qui a quitté Nvidia

Chez Nvidia, Levin était responsable des initiatives mondiales en matière d'IA, et Cohen dirigeait l'activité cloud du groupe en Amérique du Nord. Tous deux travaillaient à la croisée de la demande de calcul, des déploiements en entreprise et des partenariats. Ils voyaient le boom de l'IA non seulement côté puces, mais aussi côté clients, qui bâtissent services et centres de données sur ces puces.

Leurs rôles chez Era sont déjà assez précis : Levin aide à lancer une nouvelle startup d'IA soutenue par la société, et Cohen cherchera des deals parmi les nouveaux fournisseurs de cloud. Par nouveaux fournisseurs de cloud, on entend ici des entreprises qui louent de l'infrastructure de calcul pour entraîner et exécuter des modèles, sans être des hyperscalers classiques comme Amazon, Microsoft ou Google. C'est dans cette couche du marché que naissent aujourd'hui de nombreux paris : la demande de GPU est énorme, le ticket d'entrée dans l'infrastructure grimpe, et l'accès aux bons clients et aux bons contrats devient aussi précieux que la technologie elle-même.

Ce que bâtit Era

Era est une jeune société new-yorkaise, âgée de seulement quatre ans. Elle est dirigée par l'investisseur Jasper Lau, 30 ans, et parmi ses soutiens figure notamment l'homme d'affaires taïwanais Andre Ku Sr. L'entreprise ne fonctionne pas uniquement comme un investisseur en capital-risque : elle fournit aussi des services financiers à ses clients et aux sociétés de son portefeuille. Elle détient déjà des parts dans des actifs notables de l'IA et de la defense tech, ce qui montre l'ambition de dépasser le cadre d'un family office classique.

  • Lève un fonds de 250 M$
  • A déjà reçu 140 M$ d'engagements, et le tour est qualifié de sursouscrit
  • Son portefeuille comprend Anduril Industries
  • Parmi ses paris : Thinking Machines Lab de Mira Murati
  • Focus : startups d'IA et infrastructure associée

Pour Era, le moment est propice à la montée en puissance : le marché de l'IA reste surchauffé, mais l'argent cherche de moins en moins les abstraits « prochains OpenAI » et de plus en plus des équipes et projets ayant accès au calcul, à l'énergie et aux clients entreprises. Dans ce contexte, l'arrivée de personnes issues de Nvidia paraît logique. Elles apportent non seulement des CV impressionnants, mais aussi une compréhension pratique de la façon dont se structure aujourd'hui la demande de GPU, de capacités cloud et de services d'IA appliquée.

Pourquoi l'infrastructure compte

Le détail le plus intéressant de l'histoire d'Era est l'origine de son capital. La société lève des fonds non pas auprès de LP institutionnels traditionnels, comme les fonds de pension, mais auprès de familles très riches, dont certaines sont liées à des entreprises qui bâtissent l'infrastructure mondiale des centres de données. Selon l'entreprise, ces investisseurs contrôlent des activités représentant environ 70 gigawatts de capacité énergétique et environ 70 millions d'acres de terrain. Pour l'IA, ce ne sont plus de simples chiffres impressionnants : sans électricité, sites et autorisations, impossible de déployer rapidement de nouveaux campus d'entraînement et d'inférence.

Era compte aussi continuer à travailler en étroite liaison avec Nvidia. Auparavant, le fabricant de puces avait aidé la société à définir les marchés d'IA prioritaires et les stratégies d'investissement du nouveau fonds. Si ce modèle perdure, Era réunit une combinaison rare d'actifs : l'argent de familles disposant de vraies ressources d'infrastructure, un flux de deals issu de l'écosystème de l'IA et des dirigeants qui savent où se forme la prochaine demande. En somme, c'est une tentative de combiner capital-risque, conseil stratégique et capital d'infrastructure dans une même boucle.

Ce que cela signifie

Le passage de deux cadres de Nvidia chez Era montre à quelle vitesse le marché de l'IA devient un jeu qui ne relève pas seulement de la technologie, mais du contrôle de l'approvisionnement, des clouds, du foncier et de l'énergie. Les gagnants ne seront pas forcément ceux qui ont la meilleure couche de modèles, mais ceux qui savent réunir puces, financement et infrastructure. Pour les investisseurs, c'est un signe de plus que la prochaine phase du boom de l'IA sera bien plus gourmande en capital.

Dossier

Questions clés sur cet article

Que sait-on sur Qui a quitté Nvidia ?

Chez Nvidia, Levin était responsable des initiatives mondiales en matière d'IA, et Cohen dirigeait l'activité cloud du groupe en Amérique du Nord. Tous deux travaillaient à la croisée de la demande de calcul, des déploiements en entreprise et des partenariats. Ils voyaient le boom de l'IA non seulement côté puces, mais aussi côté clients, qui bâtissent services et centres de données sur ces puces. Leurs rôles chez Era sont déjà assez précis : Levin aide à lancer une nouvelle startup d'IA soutenue par la société, et Cohen cherchera des deals parmi les nouveaux fournisseurs d

Que sait-on sur Ce que bâtit Era ?

Era est une jeune société new-yorkaise, âgée de seulement quatre ans. Elle est dirigée par l'investisseur Jasper Lau, 30 ans, et parmi ses soutiens figure notamment l'homme d'affaires taïwanais Andre Ku Sr. L'entreprise ne fonctionne pas uniquement comme un investisseur en capital-risque : elle fournit aussi des services financiers à ses clients et aux sociétés de son portefeuille. Elle détient déjà des parts dans des actifs notables de l'IA et de la defense tech, ce qui montre l'ambition de dépasser le cadre d'un family office classique. Lève un fonds de 250 M$ A déjà reçu

Pourquoi l'infrastructure compte?

Le détail le plus intéressant de l'histoire d'Era est l'origine de son capital. La société lève des fonds non pas auprès de LP institutionnels traditionnels, comme les fonds de pension, mais auprès de familles très riches, dont certaines sont liées à des entreprises qui bâtissent l'infrastructure mondiale des centres de données. Selon l'entreprise, ces investisseurs contrôlent des activités représentant environ 70 gigawatts de capacité énergétique et environ 70 millions d'acres de terrain. Pour l'IA, ce ne sont plus de simples chiffres impressionnants : sans électricité, si

ZK
Zhemal Khamidun — CPO d'Alpina Digital, product manager d'AlpinaGPT. Conçoit des produits IA depuis 2019. Hamidun News est un projet personnel devenu un agrégateur en production avec plus de 6 000 lecteurs.
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