OpenAI préparerait un smartphone où des agents IA remplaceraient les applications
OpenAI développe son propre smartphone, dans lequel des agents IA remplaceraient entièrement les applications mobiles habituelles. Plus d'icônes ni d'App Store : une seule conversation avec un agent intelligent qui prendrait tout en charge, de la commande d'un taxi à la gestion des finances. Selon des sources, le partenaire de design est Jony Ive. Les analystes prévoient un début de production en série en 2028.
Traité par IA depuis TechCrunch ; édité par Hamidun News
OpenAI pourrait lancer son propre smartphone, où l'intelligence artificielle supplanterait entièrement les applications mobiles habituelles. Selon les analystes, la production en série de l'appareil est prévue pour 2028, ce qui signifie que le développement actif est déjà en cours.
L'idée n'a rien de fortuit. OpenAI se dirige depuis longtemps vers du matériel maison. L'entreprise de Sam Altman négocie avec le légendaire designer Jony Ive, l'homme derrière le langage visuel de l'iPhone et du MacBook chez Apple. Leur coentreprise, d'après les informations disponibles, a déjà reçu un financement de SoftBank et vise à développer des appareils de nouvelle génération où l'IA ne serait pas un outil d'appoint, mais l'interface principale d'interaction avec le monde.
Les ambitions d'OpenAI dans le matériel ne datent pas d'hier. Dès 2023, l'entreprise a négocié la création d'un consortium pour produire des puces d'IA. ChatGPT était alors déjà devenu le produit à la croissance la plus rapide de l'histoire du marché technologique, et Altman avait compris que dépendre des appareils des autres est une vulnérabilité stratégique. Un écosystème matériel propre permettrait de contrôler toute l'expérience utilisateur de bout en bout.
L'idée centrale du projet est de remplacer entièrement le modèle « une tâche, une application » par une architecture d'agents. L'utilisateur formule une demande en langage naturel, et l'agent IA décide comment l'exécuter : ouvrir le bon service, passer une commande, chercher des données, envoyer un message. Pas d'icônes sur l'écran d'accueil, pas d'App Store, pas de mises à jour manuelles : seulement une conversation avec un agent qui fait tout à votre place.
Il y a eu des précédents, et ils ont échoué. Le Humane AI Pin et le Rabbit R1 sont sortis en 2024 et ne sont jamais devenus grand public. La raison est simple : les agents de l'époque n'étaient pas assez intelligents, et le matériel trop limité. Mais les deux gadgets sont apparus avant GPT-4o, avant Claude 3.7, avant la vague de frameworks d'agents spécialisés. D'ici deux à trois ans, l'écart entre ce que savent faire les agents et ce qu'attendent les utilisateurs peut se réduire radicalement. Les modèles sont devenus plus rapides, moins chers et nettement plus fiables.
La menace pour Apple et Google est évidente. Les deux groupes contrôlent le marché mobile via leur écosystème d'applications : l'App Store et Google Play rapportent des dizaines de milliards de dollars par an. Si les agents se mettent à exécuter les tâches directement, sans exiger l'installation de logiciels tiers, les modèles économiques des plateformes subiront une forte pression. Ce n'est pas un hasard si Apple intègre activement Apple Intelligence à iOS et si Google mise sur Gemini comme cœur de l'écosystème Android : les deux sentent la menace et préparent leur défense.
Dans cette course, OpenAI n'a pas encore de point d'appui matériel propre. Les partenariats avec Samsung et Microsoft aident à diffuser ChatGPT sur des appareils existants, mais cela ne revient pas à contrôler une plateforme. Un smartphone maison pourrait devenir la porte d'entrée de centaines de millions d'utilisateurs qui entreraient par défaut dans l'écosystème d'OpenAI, sans intermédiaires comme Apple ou Google.
2028 est une échéance réaliste, bien que serrée. Concevoir un smartphone de zéro, passer les certifications et bâtir des chaînes de production en Asie demandent plusieurs années de travail méthodique. Si les analystes ont raison, le développement bat déjà son plein. Les 12 à 18 prochains mois devraient livrer les premiers prototypes ou, au minimum, une confirmation officielle de l'entreprise elle-même.
Nous sommes au seuil d'un nouveau cycle matériel dans l'IA. Après la vague des chatbots et des assistants intégrés, la prochaine bataille se joue autour de l'appareil physique qui deviendra l'interface principale entre l'humain et l'intelligence artificielle. OpenAI veut clairement occuper cette position en premier, et 2028 pourrait être l'année où le smartphone cesse d'être un simple smartphone.
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