OpenAI vise 70 milliards de dollars de revenus annualisés, et Oracle fait livrer du gaz par camion pour ses data centers
Selon l'estimation de Bloomberg, les revenus annualisés d'OpenAI atteindront 70 milliards de dollars, voire davantage, d'ici la fin 2026. Dans la même édition de Bloomberg Tech : Oracle tient le calendrier de plusieurs data centers parce que le combustible destiné à la production d'électricité arrive par camion. Ilya Fushman, partenaire de Kleiner Perkins, a évoqué la file d'attente des méga-IPO dans l'IA et l'avenir de l'IA physique. • Run rate d'OpenAI : 70 milliards de dollars et plus d'ici la fin de l'année • Oracle contourne la pénurie de capacité avec du gaz sur roues • Le marché des IPO attend des entreprises d'IA aux chiffres imposants
Traité par IA depuis Bloomberg Tech ; édité par Hamidun News
Les revenus annualisés d'OpenAI devraient atteindre 70 milliards de dollars, voire davantage, d'ici la fin 2026. Ed Ludlow a avancé ce chiffre à l'antenne de Bloomberg Tech. Dans la même édition : Oracle maintient dans les temps plusieurs data centers, car le gaz naturel qui les alimente arrive par camion. Ilya Fushman, partenaire de Kleiner Perkins, a parlé des méga-IPO dans l'IA et de l'IA physique.
L'édition est courte, mais ses trois sujets se tiennent. Les revenus dépendent de la puissance de calcul, la puissance de calcul dépend de l'électricité, et l'électricité se transporte déjà en camions-citernes.
Ce que signifient vraiment les 70 milliards de dollars
Le run rate, c'est le revenu de la dernière période extrapolé à l'année. Les comptes publiés n'afficheront pas une telle somme pour l'exercice. C'est un instantané du rythme actuel : un mois fort se transforme en gros chiffre annuel. Pour une entreprise en croissance rapide, la métrique est utile, mais elle gonfle le résultat si la demande est saisonnière ou repose sur des contrats ponctuels.
Pour situer l'échelle : fin 2025, Sam Altman évoquait pour OpenAI un rythme annuel un peu supérieur à 20 milliards de dollars. Par rapport à ce repère, la croissance en un an dépasse un facteur trois. L'article de Bloomberg ne détaille pas la répartition entre abonnements ChatGPT, API et contrats d'entreprise ; il est donc trop tôt pour juger de la structure de cette croissance.
Du gaz en citernes plutôt qu'un poste électrique
La deuxième information montre le coût de cette croissance. Oracle, l'un des principaux partenaires d'OpenAI en matière d'infrastructures, tient les délais de plusieurs data centers en faisant livrer du gaz naturel par camion. Il s'agit apparemment d'une solution provisoire, le temps que les sites soient raccordés au réseau électrique ou à un gazoduc. L'annonce ne précise ni les campus concernés ni les volumes.
La logique est claire. Un raccordement au réseau peut prendre des années, alors qu'un contrat de calcul exige une mise en service à date fixe. Le gaz livré coûte plus cher et se révèle moins fiable qu'un gazoduc. Il écarte en revanche le principal risque : laisser à l'arrêt un équipement coûteux en attendant un poste électrique. L'électricité est devenue le goulet d'étranglement du secteur, et cela se voit déjà dans la logistique.
La file d'attente des IPO et l'IA physique
Ilya Fushman, de Kleiner Perkins, parle des méga-IPO dans l'IA et de l'avenir de l'IA physique, c'est-à-dire des robots et des systèmes qui opèrent dans le monde réel. L'annonce ne rapporte pas ses estimations précises ; je ne reprendrai donc pas ses thèses. Le lien avec les deux premiers sujets reste pourtant direct. Si de grandes entreprises d'IA entrent en Bourse, les investisseurs publics confronteront le run rate annoncé aux revenus réels, aux marges et aux dépenses d'investissement dans les data centers. L'histoire des camions de gaz montre ce que ces dépenses deviennent concrètement.
Les données clés de l'édition
- OpenAI : revenus annualisés attendus à 70 milliards de dollars et plus d'ici la fin 2026
- Métrique : run rate, et non revenus annuels au sens comptable
- Oracle : plusieurs data centers restent dans les temps grâce à des livraisons de gaz naturel par camion
- Invité : Ilya Fushman, partenaire de Kleiner Perkins
- Sujets abordés : la file d'attente des méga-IPO dans l'IA, l'IA physique
- Source : Bloomberg Tech, 9 octobre 2026
Ce qu'il faut surveiller
Les investisseurs ont intérêt à distinguer le run rate du revenu comptabilisé, et à demander aux entreprises quelle part de la somme annualisée provient de contrats récurrents. Ceux qui construisent des produits sur des API gagneraient à intégrer un risque de retard de capacité chez les fournisseurs : les délais de mise en service des data centers dépendent désormais autant du combustible et des réseaux que des puces. Les fondateurs d'entreprises d'IA physique feraient bien de suivre la façon dont le marché valorisera les IPO des grands acteurs, car les valorisations et l'accès au capital de la prochaine vague en dépendent.
La question pratique essentielle : combien coûte chaque dollar de ce chiffre d'affaires en mégawatts qu'il faut acheminer en camions-citernes.
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Questions clés sur cet article
Que sait-on sur Ce que signifient vraiment les 70 milliards de dollars ?
Le run rate, c'est le revenu de la dernière période extrapolé à l'année. Les comptes publiés n'afficheront pas une telle somme pour l'exercice. C'est un instantané du rythme actuel : un mois fort se transforme en gros chiffre annuel. Pour une entreprise en croissance rapide, la métrique est utile, mais elle gonfle le résultat si la demande est saisonnière ou repose sur des contrats ponctuels. Pour situer l'échelle : fin 2025, Sam Altman évoquait pour OpenAI un rythme annuel un peu supérieur à 20 milliards de dollars. Par rapport à ce repère, la croissance en un an dépasse u
Que sait-on sur Du gaz en citernes plutôt qu'un poste électrique ?
La deuxième information montre le coût de cette croissance. Oracle, l'un des principaux partenaires d'OpenAI en matière d'infrastructures, tient les délais de plusieurs data centers en faisant livrer du gaz naturel par camion. Il s'agit apparemment d'une solution provisoire, le temps que les sites soient raccordés au réseau électrique ou à un gazoduc. L'annonce ne précise ni les campus concernés ni les volumes. La logique est claire. Un raccordement au réseau peut prendre des années, alors qu'un contrat de calcul exige une mise en service à date fixe. Le gaz livré coûte plu
Que sait-on sur La file d'attente des IPO et l'IA physique ?
Ilya Fushman, de Kleiner Perkins, parle des méga-IPO dans l'IA et de l'avenir de l'IA physique, c'est-à-dire des robots et des systèmes qui opèrent dans le monde réel. L'annonce ne rapporte pas ses estimations précises ; je ne reprendrai donc pas ses thèses. Le lien avec les deux premiers sujets reste pourtant direct. Si de grandes entreprises d'IA entrent en Bourse, les investisseurs publics confronteront le run rate annoncé aux revenus réels, aux marges et aux dépenses d'investissement dans les data centers. L'histoire des camions de gaz montre ce que ces dépenses devienn
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