68 % des enseignants en informatique ont modifié leurs examens à cause de l'IA — enquête de l'ACM dans 49 pays
L'Association for Computing Machinery (ACM) a interrogé 763 enseignants en informatique de 49 pays : 68 % ont déjà modifié le format de leurs examens à cause de l'IA. À la place de l'écriture de code, ils privilégient les épreuves orales, la télésurveillance et le travail par projet ; l'accent se déplace de la production de lignes de code vers la compréhension du code. Presque la moitié des répondants reconnaissent toutefois ne disposer, pour l'instant, d'aucun exemple éprouvé d'intégration de l'IA dans un cours.
Traité par IA depuis The Decoder ; édité par Hamidun News
L'Association for Computing Machinery (ACM) a publié en juillet 2026 une enquête menée auprès de 763 enseignants en informatique de 49 pays : 68 % d'entre eux ont déjà modifié le format de leurs examens à cause de l'IA générative, en se tournant vers les épreuves orales, la télésurveillance et le travail par projet.
Ce que montre l'enquête de l'ACM
L'enquête de l'ACM met en évidence une révision massive de l'évaluation des connaissances : plus des deux tiers des enseignants en informatique ont remanié leurs examens face à la disponibilité généralisée des assistants IA. Il s'agit d'un déplacement fondamental de l'accent : on passe de la capacité à écrire du code à celle de le lire, de le comprendre et de l'expliquer.
- 763 enseignants en informatique de 49 pays
- 68 % ont déjà modifié le format de leurs examens à cause de l'IA
- Nouveaux formats : examens oraux, télésurveillance, travail par projet
- Près de la moitié des répondants n'ont aucun exemple éprouvé d'intégration de l'IA dans leurs cours
- L'accent pédagogique se déplace de l'écriture du code vers sa compréhension
Pourquoi les enseignants changent leurs examens
Les enseignants changent leurs examens parce que les exercices écrits classiques de programmation sont désormais résolus par l'IA en quelques secondes. Les devoirs à la maison et les tests standard ne reflètent plus le niveau réel de l'étudiant : des outils comme ChatGPT, Claude et Copilot produisent des fonctions opérationnelles à partir d'une courte requête, et copier une solution est devenu plus simple que de l'écrire soi-même.
En réponse, 68 % des sondés se sont tournés vers des formats plus difficiles à déléguer à un modèle. L'examen oral montre si l'étudiant comprend sa propre solution ; la télésurveillance limite l'accès à l'IA pendant l'épreuve ; la soutenance de projet évalue la capacité à mener un système jusqu'au bout et à justifier chaque décision prise. En somme, les établissements reviennent au dialogue direct avec l'étudiant là où une vérification automatique du code suffisait auparavant.
Où est le paradoxe du tuteur IA ?
Le paradoxe tient à ceci : la même IA qui dévalue les anciens examens s'avère être le meilleur tuteur personnel de programmation de l'histoire. Elle explique les erreurs, décortique les algorithmes et guide pas à pas — mais permet en même temps de valider un cours sans jamais avoir appris à écrire du code de façon autonome.
C'est précisément pour cette raison que les enseignants repensent dans l'urgence la manière d'évaluer les compétences réelles. Et un problème majeur apparaît ici : près de la moitié des participants à l'enquête de l'ACM reconnaissent n'avoir aucun exemple éprouvé de la façon d'intégrer correctement l'IA au processus d'enseignement. Chaque établissement et chaque cours expérimentent aujourd'hui, de fait, en solitaire, sans base méthodologique commune.
L'enseignement se déplace de l'écriture du code vers sa compréhension.
— conclusion de l'enquête de l'ACM auprès de 763 enseignants de 49 pays
Ce que cela signifie
L'enseignement supérieur de l'informatique se réorganise plus vite que n'apparaissent les guides pédagogiques : deux tiers des enseignants ont déjà modifié leurs examens, mais il n'existe pour l'instant aucune recette communément admise pour enseigner la programmation à l'ère de l'IA. Dans les prochaines années, les établissements chercheront des formats où l'IA aide à apprendre au lieu de remplacer l'apprentissage lui-même, et l'enquête de l'ACM constitue la première mesure d'ampleur de la vitesse à laquelle cette évolution se produit.
Questions fréquentes
Combien d'enseignants ont participé à l'enquête de l'ACM ?
763 enseignants en informatique de 49 pays ont participé à l'enquête de l'ACM. C'est l'un des plus vastes panoramas internationaux d'opinions sur l'impact de l'IA sur l'enseignement de la programmation.
Comment les établissements modifient-ils leurs examens à cause de l'IA ?
Selon l'ACM, 68 % des enseignants sont passés aux examens oraux, à la télésurveillance et au travail par projet. Ces formats sont plus difficiles à réussir à l'aide de l'IA et évaluent mieux la compréhension du code que la capacité à le générer.
Qu'est-ce qui empêche d'intégrer l'IA aux cours ?
Presque la moitié des enseignants déclarent ne disposer d'aucun exemple éprouvé d'intégration de l'IA dans l'enseignement. Il n'existe pas encore de méthodes ni de standards prêts à l'emploi pour utiliser les modèles sans nuire à l'acquisition des compétences.
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