Le vibe coding en pratique : comment un développeur a appris à économiser des tokens sans sacrifier la qualité du code

Le vibe coding fonctionne : avec l'IA, assembler une application mobile en 5 minutes est bel et bien possible. Mais il y a un piège. Le code se transforme vite en monolithe illisible, et la facture de tokens grimpe de façon non linéaire. Un développeur front-end au passé de designer est passé par là. Il en a tiré des méthodes concrètes pour garder une structure de code propre tout en réduisant le coût des requêtes envoyées à l'IA.

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Le vibe coding en pratique : comment un développeur a appris à économiser des tokens sans sacrifier la qualité du code
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Un contexte minimal par tâchene transmettre au modèle que le code concerné par la modification en cours, et non l'ensemble du projet
Une décomposition strictedécouper le développement en petites étapes isolées, chacune formulée dans une requête distincte
Une architecture par contratsconvenir à l'avance avec l'IA des frontières entre modules et des interfaces publiques qui les relient

Un développeur front-end, fort de nombreuses années d'expérience sur des services web B2B, raconte son parcours dans le vibe coding et partage des méthodes concrètes pour économiser des tokens sans sacrifier la qualité du code.

Comment tout a commencé

L'auteur a consacré l'essentiel de sa carrière au design d'interfaces pour des applications web d'entreprise. Le développement mobile l'attirait depuis longtemps, sans jamais se concrétiser : il lui manquait un projet adapté ou un point d'entrée. La vague des outils d'IA a changé la donne. Les modèles de langage actuels peuvent transformer quelques paragraphes de description en une application mobile fonctionnelle, littéralement en cinq minutes.

Le développeur s'est lancé dans le vibe coding pour son propre service en ligne. Le résultat s'est révélé mitigé : l'application fonctionnait, mais ne ressemblait pas du tout à ce qu'il avait imaginé. Pour quelqu'un issu du design, le constat était particulièrement douloureux : l'écart entre l'intention et la réalisation sautait aux yeux.

Il reconnaît que la partie visuelle reste un problème non résolu. En revanche, il a bel et bien réglé un autre problème.

Le piège des tokens et du « code spaghetti »

Le piège typique du vibe coding se referme progressivement. Les premières itérations se passent sans accroc : l'IA génère rapidement des composants, les fonctionnalités s'accumulent. Mais à mesure que le projet se complexifie, le contexte à transmettre au modèle grossit : fichiers, dépendances, historique des modifications, logique métier. Les dépenses en tokens commencent à augmenter de façon non linéaire.

En parallèle, la structure du code se dégrade. L'IA génère ce qu'on lui demande, mais sans vision d'ensemble du projet. Au bout de quelques itérations, différentes parties de la base de code se contredisent. On obtient alors du « spaghetti », difficile à déboguer et coûteux à maintenir.

Le développeur s'est heurté à ce problème en pratique et a cherché une issue sans revenir à une écriture entièrement manuelle du code.

Ce qui a vraiment aidé

Après plusieurs expérimentations, l'auteur a mis au point un ensemble de méthodes qui réduisent les dépenses en tokens tout en préservant la propreté de l'architecture :

  • Un contexte minimal par tâche : ne transmettre au modèle que le code concerné par la modification en cours, et non l'ensemble du projet
  • Une décomposition stricte : découper le développement en petites étapes isolées, chacune formulée dans une requête distincte
  • Une architecture par contrats : convenir à l'avance avec l'IA des frontières entre modules et des interfaces publiques qui les relient
  • Une revue obligatoire avant de continuer : ne pas accepter aveuglément le code généré, vérifier les choix d'architecture avant l'itération suivante
  • Des sessions incrémentales : des prompts courts et ciblés plutôt que de longues instructions en plusieurs étapes dans une seule requête

L'idée clé : l'IA excelle sur des tâches étroites et clairement définies. Plus la requête est précise et moins elle embarque de contexte superflu, plus le résultat est bon marché et de qualité.

Le prix de la vitesse

Le vibe coding abaisse réellement la barrière d'entrée dans un nouveau domaine : l'auteur n'avait jamais développé d'application mobile et a fini par lancer un produit fonctionnel. Mais la vitesse au démarrage a un prix. Si l'on ne construit pas consciemment l'architecture dès les premières étapes, la dette technique s'accumule vite, et son coût se mesure non seulement en temps, mais aussi en dépenses API bien réelles.

Son expérience de designer l'a aidé de manière inattendue. L'habitude de penser le système dans sa globalité, d'anticiper les parcours utilisateurs et de construire une hiérarchie s'applique aussi bien à l'architecture du code qu'à la gestion des prompts.

Ce que cela signifie

Économie de tokens et qualité du code ne sont pas des objectifs contradictoires : ce sont deux conséquences liées des mêmes choix de discipline. Le vibe coding fonctionne, mais il exige une gestion consciente du contexte. À cette condition, la vitesse cesse d'être l'ennemie de la structure.

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Questions clés sur cet article

Comment tout a commencé?

L'auteur a consacré l'essentiel de sa carrière au design d'interfaces pour des applications web d'entreprise. Le développement mobile l'attirait depuis longtemps, sans jamais se concrétiser : il lui manquait un projet adapté ou un point d'entrée. La vague des outils d'IA a changé la donne. Les modèles de langage actuels peuvent transformer quelques paragraphes de description en une application mobile fonctionnelle, littéralement en cinq minutes.

Que sait-on sur Le piège des tokens et du « code spaghetti » ?

Le piège typique du vibe coding se referme progressivement. Les premières itérations se passent sans accroc : l'IA génère rapidement des composants, les fonctionnalités s'accumulent. Mais à mesure que le projet se complexifie, le contexte à transmettre au modèle grossit : fichiers, dépendances, historique des modifications, logique métier. Les dépenses en tokens commencent à augmenter de façon non linéaire. En parallèle, la structure du code se dégrade.

Que sait-on sur Ce qui a vraiment aidé ?

Après plusieurs expérimentations, l'auteur a mis au point un ensemble de méthodes qui réduisent les dépenses en tokens tout en préservant la propreté de l'architecture : Un contexte minimal par tâche : ne transmettre au modèle que le code concerné par la modification en cours, et non l'ensemble du projet Une décomposition stricte : découper le développement en petites étapes isolées, chacune formulée dans une requête distincte Une architecture par contrats : convenir à l'avance avec l'IA des…

ZK
Zhemal Khamidun — CPO d'Alpina Digital, product manager d'AlpinaGPT. Conçoit des produits IA depuis 2019. Hamidun News est un projet personnel devenu un agrégateur en production avec plus de 6 000 lecteurs.
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