Le syndicat Novy Trud a proposé d’introduire en Russie une taxe sur les robots après 2030
Le syndicat Novy Trud a proposé un plan en deux étapes pour la robotisation industrielle en Russie : d’abord des incitations pour les fournisseurs et les usines, puis une « taxe sur les robots ». L’idée est d’augmenter fortement le nombre de robots dans les usines d’ici 2030, puis d’orienter une partie des profits exceptionnels issus de l’automatisation vers un fonds de reconversion et d’adaptation sociale des salariés dont les postes seront supprimés.
Traité par IA depuis CNews AI ; édité par Hamidun News
Le syndicat des travailleurs de l'économie de plateforme « Nouveau Travail » a proposé un modèle de robotisation en deux étapes pour la Russie : d'abord, accélérer l'achat de robots industriels par le biais d'incitations fiscales et de subventions, puis introduire une taxe spéciale pour l'automatisation. L'idée est de ne pas ralentir la mise en œuvre technologique, mais de créer à l'avance un mécanisme pour soutenir les employés que les entreprises commenceront à remplacer par des machines.
Deux Étapes de la Réforme
Le concept a déjà été envoyé au gouvernement et s'appuie sur une logique simple. À la première étape, le pays doit accélérer la mise en œuvre des robots industriels, car les entreprises font déjà face à une pénurie de main-d'œuvre, et le niveau d'automatisation en Russie reste faible. À la deuxième étape, lorsque la robotisation deviendra massive et commencera à affecter notablement l'emploi, le syndicat propose de mettre en place des mécanismes fiscaux distincts et un fonds spécifique d'adaptation sociale dans les années à venir.
Les auteurs de l'initiative pensent que l'automatisation affectera non seulement le nombre d'emplois, mais aussi la reconstitution des fonds sociaux. Si certains employés sont licenciés, les revenus de l'impôt sur le revenu des personnes physiques et les cotisations d'assurance diminueront. Par conséquent, la « taxe sur les robots » dans leur version n'est pas une interdiction de la technologie, mais une tentative de redistribuer une partie des avantages de l'automatisation en faveur de ceux qui perdront leur emploi ou seront obligés de changer de profession.
Incitations Fiscales Jusqu'en 2030
Avant d'introduire la nouvelle taxe, le syndicat propose, au contraire, de stimuler le marché. Le document stipule qu'une taxe prématurée ne ferait que ralentir l'économie et ne fournirait pas une base pour la protection sociale. Par conséquent, l'accent principal jusqu'en 2030 porte sur l'accélération de la mise en œuvre des robots dans l'industrie, afin que les entreprises puissent combler leur déficit de main-d'œuvre sans augmenter manuellement le personnel et moderniser plus rapidement les chaînes de production. Les auteurs considèrent cette étape comme le fondement de l'ensemble du schéma.
- Réduction du taux de TVA à 5% pour les fournisseurs de robots industriels
- Déduction d'investissement fiscale pour les entreprises mettant en œuvre l'automatisation
- Crédits subventionnés pour les solutions robotiques
- Soutien au crédit-bail pour l'achat d'équipements
L'objectif ici est assez rigoureux : d'ici 2030, la Russie doit atteindre une densité de robotisation de 145 robots pour 10 000 travailleurs. À titre de comparaison, en 2025, ce chiffre était de 40 robots pour 10 000. C'est-à-dire qu'il ne s'agit pas d'une croissance cosmétique, mais d'une tentative de presque tripler le rythme de mise en œuvre. Selon la logique des auteurs, un tel bond créera d'abord une base de production, et ce n'est qu'ensuite qu'on discutera de la redistribution des profits excédentaires.
Taxe et Conséquences Controversées
À la deuxième étape, de 2030 à 2035, le syndicat propose de mettre en place une taxe sur les profits excédentaires de l'automatisation et d'introduire des contributions pour les emplois qui ont été effectivement remplacés par des robots. L'argent doit aller à un fonds spécial, à partir duquel seront financés la reconversion, la recherche d'emploi et l'adaptation sociale des employés. L'aide, selon les auteurs, sera reçue non pas par tout le monde, mais par les travailleurs des entreprises où le nombre de robots augmente et le personnel est réduit en même temps.
«
Il ne s'agit pas de punir le progrès, mais de redistribuer équitablement les avantages de l'automatisation. »
Même les auteurs du concept reconnaissent que ce schéma a des points faibles. Parmi les risques, ils mentionnent la robotisation inégale entre les régions, les tentatives des entreprises d'éviter la charge supplémentaire et l'émergence d'incitations d'assistanat si les paiements ne sont pas bien liés à la reconversion et à l'emploi. Pour réduire ces risques, il est proposé d'affecter les ressources du fonds en faveur des régions moins développées, de renforcer les contrôles fiscaux et de lier l'assistance à la conclusion obligatoire de programmes de reconversion.
Les économistes ont également critiqué l'idée. Une partie des experts convient que les conséquences sociales de l'automatisation ne peuvent pas être ignorées, mais avertit : si la robotisation est ralentie, la crise de la main-d'œuvre dans l'industrie ne fera que s'aggraver. Une autre affirme que dans les conditions russes, l'automatisation ne pourrait pas causer une vague de licenciements, mais augmenter la demande de travailleurs plus qualifiés et augmenter leurs salaires.
Cela rend le débat sur la « taxe sur les robots » non seulement social, mais aussi stratégique.
Ce Que Cela Signifie
L'initiative de « Nouveau Travail » montre que la conversation sur l'automatisation et les robots en Russie passe des discussions abstraites à la politique fiscale et sociale. Si l'idée prend de l'envergure, les entreprises devront compter non seulement les avantages de l'automatisation, mais aussi le coût futur du remplacement des personnes par des machines.
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