Google déploie Gemini dans les voitures avec Google built-in et mettra à jour des millions de véhicules
Google déploie Gemini dans les voitures avec Google built-in et remplace progressivement Google Assistant par celui-ci. La mise à jour arrive d’abord aux…
Traité par IA depuis TechCrunch ; édité par Hamidun News
Google a commencé à déployer Gemini dans les voitures équipées de Google built-in, en remplaçant l’actuel Google Assistant par une interface AI plus conversationnelle. Le lancement débute aux États-Unis en anglais et concernera non seulement les nouveaux modèles, mais aussi des voitures compatibles déjà en circulation, qui recevront la mise à jour à distance.
Comment se déroulera le déploiement
Google a annoncé le lancement le 30 avril 2026. Presque immédiatement, il est devenu clair qu’il ne s’agissait pas d’une expérimentation de niche : la veille, le 29 avril, General Motors a indiqué que Gemini arriverait dans environ 4 millions de véhicules des millésimes 2022 et plus récents des marques Cadillac, Chevrolet, Buick et GMC. Google n’a pas limité l’annonce à GM, ce qui signifie que le déploiement s’étendra probablement à d’autres constructeurs qui utilisent déjà la plateforme Google built-in.
Pour le conducteur, la transition ressemblera à une mise à jour système classique. Si le véhicule est compatible et que le propriétaire est connecté à son compte Google, une proposition de passage de Google Assistant à Gemini apparaîtra à l’écran. Après l’activation, l’assistant pourra être invoqué à la voix, via le bouton sur le volant ou à l’aide du micro sur l’écran principal.
Google souligne séparément que la fonctionnalité arrivera d’abord aux États-Unis et uniquement en anglais, puis s’étendra à d’autres pays et langues dans les prochains mois.
Ce qu’il peut faire sur la route
Le principal changement est le passage de commandes vocales rigides à un dialogue plus naturel. Au lieu d’instructions courtes, le conducteur pourra parler presque comme à une personne : par exemple, demander de trouver sur le trajet un bon restaurant avec places à l’intérieur ou en terrasse, puis préciser s’il y a un parking à proximité et si les plats conviennent à des restrictions alimentaires précises. Gemini utilise les données de Google Maps et conserve mieux le contexte, si bien que la chaîne des précisions ne s’interrompt pas après la première réponse.
Voici les scénarios que Google et GM présentent comme la base de la nouvelle version de l’assistant :
- recherche d’arrêts sur l’itinéraire avec précisions sur la note, le parking et le menu
- résumé des nouveaux messages et envoi d’une réponse sans téléphone, y compris des modifications de dernière minute
- contrôle de la musique, de la radio et du streaming avec des requêtes plus libres, et non avec des noms exacts de stations
- indications sur le trafic, événements sur le trajet et alertes sur des accidents ou d’autres perturbations de la route
- mode conversationnel Gemini Live pour l’apprentissage, le brainstorming et les questions sur la destination
Google met aussi en avant Gemini Live, qui est encore en bêta. Il peut être activé avec un bouton dans l’interface ou avec la commande “Hey Google, let’s talk”. Dans ce mode, l’assistant sert déjà non seulement à des tâches utilitaires comme l’itinéraire ou la climatisation de l’habitacle, mais aussi à des échanges plus longs : on peut lui demander de raconter brièvement l’histoire du lieu où l’on se rend, d’aider à imaginer un plan de voyage, de discuter des idées avant une réunion ou même de répéter une conversation difficile.
Plus profondément dans le système de la voiture
Le plus intéressant dans ce lancement n’est pas seulement l’interface conversationnelle, mais aussi une intégration plus étroite avec la voiture elle-même. Google affirme que Gemini pourra répondre à des questions à partir des données du manuel utilisateur fourni par le constructeur. Autrement dit, des requêtes comme “comment préparer la voiture pour un lavage automatique” ou “comment limiter la hauteur d’ouverture du coffre dans un garage bas” devraient renvoyer une réponse liée au modèle précis. La profondeur de ces réponses dépendra toutefois de la marque et de la finition.
Pour les véhicules électriques, une autre couche utile s’ajoute. Le conducteur pourra demander le niveau de charge actuel de la batterie, la charge estimée à l’arrivée et les bornes à proximité, puis enchaîner immédiatement en demandant s’il y a un café ou un autre endroit à proximité où passer du temps pendant la recharge. Le contrôle en langage naturel des fonctions habituelles de la voiture reste aussi de la partie : si l’on dit qu’il fait froid dans l’habitacle et que la vitre s’embue, Gemini devrait comprendre l’intention et activer lui-même le chauffage et la ventilation.
Google a également déjà esquissé l’étape suivante : l’assistant bénéficiera d’une intégration plus profonde avec Gmail, Google Calendar et Google Home. Cela signifie que la voiture se transforme progressivement, d’un écran séparé pour la navigation et la musique, en un point d’accès supplémentaire à l’écosystème personnel de Google — avec calendrier, e-mails, appareils domestiques et contexte du trajet dans une seule interface.
Ce que cela signifie
Google parie sur le fait que generative AI deviendra non pas une application distincte, mais une nouvelle couche de contrôle pour les appareils autour de l’utilisateur — y compris la voiture. Pour les constructeurs, c’est un moyen d’ajouter rapidement à bord une interface plus intelligente sans vaste développement interne d’AI ; pour les conducteurs, c’est la possibilité d’obtenir un outil hands-free réellement utile, s’il s’avère vraiment précis, non intrusif et sûr en conduite.
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