Un bot Telegram remplit un panier VkusVill à partir d'une seule phrase
Un développeur russe a présenté un bot Telegram open source qui compose un panier de courses chez VkusVill à partir d'un seul message texte. Il suffit d'écrire « prépare un petit-déjeuner pour deux » : le bot choisit les produits dans le catalogue et renvoie un lien vers un panier prêt à l'emploi. Le projet s'appuie sur l'API publique de VkusVill et sur Yandex Cloud AI Studio, avec du function calling. Le code est publié sur GitHub sous licence Apache 2.0. L'auteur cherchait à résoudre un problème personnel : sa commande hebdomadaire de courses lui prenait jusqu'à 20 minutes de défilement fastidieux du catalogue.
Traité par IA depuis Habr AI ; édité par Hamidun News
Certains projets naissent d'une irritation du quotidien et finissent en produit qui fonctionne. Un développeur russe a publié sur Habr le récit de la création d'un bot Telegram qui prend une phrase ordinaire, par exemple « prépare un petit-déjeuner pour deux », et constitue lui-même un panier chez VkusVill, avec un lien prêt pour valider la commande.
Le point de départ parlera à quiconque a déjà commandé ses courses en ligne. L'auteur décrit un scénario typique : ouvrir le catalogue, choisir le lait parmi une quinzaine de fiches similaires, puis le pain, puis le fromage, puis quelque chose pour accompagner le thé. Au cinquième produit, l'impression de gagner du temps s'est complètement dissipée.
Selon la plateforme d'analyse Platforma, les Russes passent de 19 à 49 minutes par mois à choisir des produits dans des applications mobiles, et les Moscovites deux fois et demie plus. Pourtant, deux tiers des acheteurs citent le gain de temps comme principale raison de passer aux courses en ligne. Le paradoxe est clair : un outil conçu pour la commodité devient lui-même un gouffre à temps.
Techniquement, le bot est un enchaînement de plusieurs composants. Côté utilisateur, c'est une interface Telegram classique, sans application supplémentaire ni inscription. Le message est transmis à un modèle de langage déployé via Yandex Cloud AI Studio. La technologie clé est le function calling, un mécanisme où le modèle ne se contente pas de générer du texte mais détermine quelles fonctions externes appeler pour accomplir la tâche. Ici, le modèle « comprend » qu'une demande de petit-déjeuner correspond à un ensemble de catégories de produits précises et appelle les fonctions de recherche du catalogue VkusVill via son API publique. Les résultats sont agrégés dans un panier, et l'utilisateur reçoit un lien où il ne reste plus qu'à confirmer la commande.
L'auteur souligne que le projet n'est lié ni à VkusVill ni à Yandex : il s'agit d'un développement entièrement indépendant, qui utilise les interfaces ouvertes des deux services. Le code est publié sur GitHub sous licence Apache 2.0, ce qui permet de l'étudier, de le forker et de l'utiliser commercialement. Pour les développeurs qui s'intéressent au function calling et au Model Context Protocol, le projet offre un intérêt pratique comme implémentation de référence : non pas un exemple abstrait tiré de la documentation, mais un produit fonctionnel avec un vrai scénario d'usage.
Ce projet importe moins pour lui-même que comme illustration d'une tendance plus large. Les modèles de langage sortent de plus en plus de la fenêtre de chat et se mettent à piloter des services externes : passer des commandes, réserver des tables, chercher des billets. Le function calling et le MCP font du LLM un opérateur, et non plus seulement un interlocuteur, capable d'agir dans le monde réel via des API. La distribution alimentaire est l'un des candidats les plus évidents à cette automatisation : les habitudes d'achat se répètent de semaine en semaine, l'assortiment est structuré et la gêne du défilement routinier des catalogues est facile à mesurer.
L'approche a toutefois des limites qu'il faut garder à l'esprit. Les API publiques des grands distributeurs peuvent changer de structure sans préavis, si bien que le bot risque de cesser de fonctionner à tout moment. La personnalisation reste bridée par les capacités du modèle : le bot ne connaît ni vos restrictions alimentaires, ni vos préférences de marque, ni votre budget si vous ne les indiquez pas explicitement. Reste enfin la question de la confiance : la volonté de déléguer le choix de ses courses à un algorithme relève encore du confort individuel.
La direction est néanmoins tracée. Si les grandes enseignes intègrent de telles interfaces à leurs applications officielles, le modèle habituel des courses en ligne, avec son défilement infini du catalogue et ses produits ajoutés à la main, pourrait céder la place à un format conversationnel. Un bot indépendant ne bouleversera évidemment pas le secteur. Mais il montre clairement que la pile technologique nécessaire existe déjà, qu'elle est accessible et qu'elle ne demande pas une équipe de cinquante ingénieurs. Parfois, il suffit d'un développeur las de chercher du sarrasin.
Test Frontier LLMs & Autonomous Agents in One Workspace
Run Claude Opus 5.5, GPT-6, Gemini 3.1, and DeepSeek side-by-side in Nomad AI (nomadnet.ai) — unified model routing, deep research, and multimodal workflows under one subscription.
L'essentiel de l'IA — une fois par semaine
Sept actus qui ont vraiment compté, choisies à la main. Sans bruit ni communiqués.
C'est fait ! Vérifiez votre boîte mail pour la confirmation.