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USA Today Co. poursuit OpenAI et réclame 250 millions de dollars pour l'entraînement de ses modèles sur des articles de presse

USA Today Co. a porté plainte contre OpenAI, avec plusieurs des journaux locaux qu'elle possède. L'éditeur affirme que l'entreprise a copié « des centaines de milliers » d'articles pour entraîner ses modèles, et réclame plus de 250 millions de dollars. La plainte a été déposée jeudi et l'agence Reuters a été la première à en rendre compte. Selon le plaignant, l'utilisation non autorisée de ces contenus cause à ses titres un préjudice « réel et continu ». • Montant réclamé : plus de 250 millions de dollars. • Volume de contenus en litige : « des centaines de milliers » d'articles. • USA Today Co. rejoint la liste des plaignants aux côtés du New York Times, de The Intercept, de Ziff Davis, de CBC/Radio-Canada et de Britannica.

Traité par IA depuis The Verge ; édité par Hamidun News
USA Today Co. poursuit OpenAI et réclame 250 millions de dollars pour l'entraînement de ses modèles sur des articles de presse
Source : The Verge. Collage: Hamidun News.
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USA Today Co. et plusieurs journaux locaux de son portefeuille ont déposé une plainte contre OpenAI. L'éditeur affirme que l'entreprise a copié « des centaines de milliers » d'articles pour entraîner ses modèles, et demande plus de 250 millions de dollars de dommages et intérêts. Le document a été déposé auprès du tribunal jeudi 8 octobre 2026 ; l'agence Reuters a été la première à le signaler.

Selon la plainte, l'utilisation non autorisée de ces contenus a causé un préjudice « réel et continu » aux titres du groupe. Pour un groupe de médias doté d'un vaste réseau de rédactions régionales, l'argument pèse : les journaux locaux vivent du trafic et des abonnements, et ce sont justement leurs textes qui se retrouvent le plus souvent dans les corpus d'entraînement.

Une plainte de plus dans une longue file

USA Today Co. n'est pas la première. OpenAI est déjà poursuivie par The New York Times, dont la plainte date de fin 2023. Parmi les autres plaignants :

  • The Intercept (avec Raw Story et AlterNet, plaintes de 2024) ;
  • Ziff Davis, propriétaire de CNET, IGN et PCMag ;
  • le groupe canadien CBC/Radio-Canada ;
  • Encyclopaedia Britannica.

Le schéma est partout le même : l'éditeur estime que ses archives ont servi à l'entraînement sans licence ni rémunération, et que le résultat concurrence l'original. Cette nouvelle plainte ajoute à ce tableau les médias régionaux américains.

Ce que disent les chiffres

Les documents publiés permettent de dégager plusieurs paramètres clés de l'affaire :

  • montant réclamé : plus de 250 millions de dollars ;
  • volume de contenus en litige : « des centaines de milliers » d'articles ;
  • défendeur : OpenAI ;
  • plaignants : USA Today Co. et plusieurs titres locaux qui lui appartiennent ;
  • date du dépôt : jeudi 8 octobre 2026 ;
  • fondement : violation du droit d'auteur lors de l'entraînement des modèles.

Le texte disponible ne contient pas la position d'OpenAI sur cette plainte. Dans des litiges comparables, l'entreprise a jusqu'ici défendu son droit d'entraîner ses modèles sur des données publiques, en invoquant l'usage loyal (fair use). Les tribunaux n'ont pas encore dégagé de ligne commune, et chaque nouveau procès alimente la future jurisprudence.

Pourquoi le montant compte

La demande de 250 millions de dollars fixe un repère : l'éditeur chiffre son préjudice à un niveau comparable aux budgets annuels de grandes rédactions. C'est aussi un signal pour les autres détenteurs de contenus. Si les tribunaux jugent ces calculs fondés, la licence d'archives pour l'entraînement deviendra un poste de dépense obligatoire, et non une option. Dans le cas contraire, les développeurs de modèles conserveront une marge pour s'entraîner sur le web ouvert sans contrats distincts.

Pour l'instant, l'issue reste ouverte et le nombre de procédures augmente. Pour OpenAI, cela signifie non seulement des risques juridiques, mais aussi une pression dans les négociations : une entreprise qui a déjà déposé plainte négocie plus durement que celle qui vient simplement de recevoir une proposition d'accord.

Conséquences pratiques

Si vous construisez un produit sur la base d'un LLM ou entraînez vos propres modèles, vérifiez la provenance de vos données : d'où viennent les textes, disposez-vous de licences, et pouvez-vous le prouver par des documents. Les éditeurs, eux, ont intérêt à consigner quels contenus sont accessibles aux bots et à conserver les preuves d'utilisation de leurs contenus. Surveillez la décision dans l'affaire du New York Times et la réponse d'OpenAI à cette nouvelle plainte : ce sont très probablement elles qui fixeront les conditions auxquelles le marché achètera et vendra des textes pour l'entraînement de l'IA.

ZK
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