Bloomberg Tech→ original

SoftBank cherche jusqu'à 100 Md$ auprès d'investisseurs du Golfe pour ses paris dans l'IA

SoftBank Group compte lever jusqu'à 100 Md$ auprès d'investisseurs du golfe Persique. Ces fonds serviraient à étendre ses paris dans l'IA, a rapporté le Financial Times, dont Bloomberg a repris l'information. Le montant correspond à la taille du premier Vision Fund (2017), qui avait lui aussi reçu des capitaux du Golfe. Cette reprise ne précise ni la structure de l'opération, ni la liste des investisseurs, ni le calendrier. • Jusqu'à 100 Md$ : plafond du tour de table • Source du capital : investisseurs du Golfe • Objectif : paris dans l'IA, d'OpenAI et Stargate aux puces et aux infrastructures

Traité par IA depuis Bloomberg Tech ; édité par Hamidun News
SoftBank cherche jusqu'à 100 Md$ auprès d'investisseurs du Golfe pour ses paris dans l'IA
Source : Bloomberg Tech. Collage: Hamidun News.
◐ Écouter l'article

SoftBank Group Corp. veut lever jusqu'à 100 Md$ auprès d'investisseurs du golfe Persique et les consacrer à de nouveaux paris dans l'intelligence artificielle. L'information vient du Financial Times, et Bloomberg a repris l'article. Les mots « jusqu'à » et « veut » comptent : l'opération n'est pas encore bouclée, et le volume final pourrait être nettement inférieur au montant annoncé.

Ce que l'on sait

La reprise de l'article du FT est brève. Aucune information n'est donnée sur la forme de la levée : il pourrait s'agir d'un nouveau fonds, d'une structure dédiée à des projets précis, d'un financement par la dette ou d'une combinaison de ces instruments. Les investisseurs concernés ne sont pas nommés, et aucun calendrier n'est précisé. Le contexte détaillé ci-dessous provient de communications publiques antérieures, pas de cette note.

Masayoshi Son entretient de longue date des liens avec l'argent du Golfe. Le premier Vision Fund, lancé en 2017, a réuni environ 100 Md$ ; ses principaux contributeurs étaient le fonds saoudien PIF et le fonds d'Abou Dhabi Mubadala. Le chiffre actuel reprend cet ordre de grandeur, mais les objectifs diffèrent. À l'époque, le fonds répartissait ses capitaux entre des dizaines de start-up. Aujourd'hui, les paris se concentrent sur quelques secteurs très gourmands en capital : modèles, puces, centres de données, énergie.

Où le capital pourrait aller

Ces dernières années, SoftBank a méthodiquement bâti un ensemble intégré autour de l'IA. D'après les données publiques et les informations antérieures :

  • SoftBank a mené un tour de table de plusieurs milliards de dollars pour OpenAI et est devenu l'un des plus gros actionnaires externes de l'entreprise.
  • Le groupe participe au projet Stargate avec OpenAI, Oracle et MGX, le fonds d'Abou Dhabi. L'ampleur annoncée du programme atteint 500 Md$ sur plusieurs années.
  • Il contrôle Arm, concepteur d'architectures de processeurs, et a racheté Ampere Computing, spécialiste des puces pour serveurs, pour environ 6,5 Md$.
  • SoftBank est auparavant sorti du capital de Nvidia afin de libérer des fonds pour d'autres projets.

La logique est simple : SoftBank porte de nombreux projets aux besoins en capitaux colossaux, et son bilan comme ses emprunts ne suffisent pas. Les centres de données destinés à l'entraînement des modèles coûtent des dizaines de milliards de dollars, et ils entraînent derrière eux l'énergie, les réseaux et les équipements. Les capitaux du Golfe conviennent ici pour deux raisons : un horizon d'investissement long et un intérêt stratégique. Les pays de la région investissent dans les infrastructures d'IA pour devenir une plateforme de calcul et ne plus dépendre uniquement des revenus pétroliers.

Risques et questions sans réponse

La principale question porte sur les conditions de ces financements. Les investisseurs du Golfe ne distribuent pas leur capital sans contrepartie en matière d'influence : il pourrait s'agir de participations dans des projets, de l'implantation de centres de données dans la région ou d'un accès à des capacités de calcul. Ce ne sont pour l'instant que des hypothèses, et la publication n'en confirme aucune.

Il existe aussi un risque de marché. Les valorisations des leaders de l'IA progressent plus vite que leurs revenus, et SoftBank a déjà pris d'importants engagements envers OpenAI. Si la demande de services d'IA déçoit ou si le crédit se renchérit, la pression pèsera sur le bilan de SoftBank lui-même, et pas seulement sur des projets isolés. Son dirigeant est d'ailleurs connu de longue date pour son goût des paris concentrés.

Le facteur politique mérite aussi d'être isolé : les livraisons de puces avancées vers les pays du Golfe dépendent du contrôle des exportations américain. De gros investissements venus de la région dans les infrastructures d'IA américaines et mondiales se heurteront inévitablement à ces règles.

Ce qu'il faut en retenir

Pour les start-up et les entreprises qui bâtissent des produits sur l'IA, cette nouvelle signale deux choses. D'abord, le coût du calcul dans les prochaines années dépendra de ceux qui réussiront à construire des centres de données, et pas seulement des progrès des modèles eux-mêmes. Ensuite, la source du capital se déplace vers les fonds souverains ; il est donc raisonnable de surveiller l'évolution des conditions d'accès aux capacités cloud.

Pour les investisseurs, les repères sont simples. Il faut attendre une confirmation de SoftBank ou des investisseurs, connaître la structure de la levée et vérifier quelle part des 100 Md$ deviendra des engagements réels. Pour l'instant, il s'agit d'une intention affichée, pas d'une opération conclue.

ZK
Hamidun News
Actualités IA sans bruit. Sélection éditoriale quotidienne de plus de 50 sources. Produit de Zhemal Khamidun, Head of AI chez Alpina Digital.
✦ Unified AI Workspace

Access Frontier LLMs & Multimodal AI in One Workspace

Discover NomadNet AI (nomadnet.ai) — unified access to frontier language models, research synthesis, and multimodal workflows.

Try NomadNet AI →Launch NomadNet Agent
Qu'en pensez-vous ?
Chargement des commentaires…