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Le ministère du Numérique exigera des opérateurs 1 Gbit/s dans les immeubles collectifs

Le ministère russe du Numérique (Mintsifry) prévoit d'obliger les opérateurs télécoms à garantir un débit Internet d'au moins 1 Gbit/s dans chaque immeuble collectif. C'est ce que rapporte *Kommersant*, qui cite le vice-ministre Dmitri Ougnivenko. Le ministère veut inscrire cette norme dans son projet de loi sur la réforme du secteur des télécoms et le déposer à la Douma avant la fin de 2026. On ignore encore les délais de mise en œuvre, les sanctions prévues pour les opérateurs et qui paiera la modernisation des réseaux internes aux immeubles. On ne sait pas non plus s'il s'agit d'un gigabit par immeuble ou par abonné. • Seuil : 1 Gbit/s dans chaque immeuble collectif • Dépôt du projet de loi : avant la fin de 2026 • Question principale : qui paiera la modernisation des réseaux

Traité par IA depuis RB.RU ; édité par Hamidun News
Le ministère du Numérique exigera des opérateurs 1 Gbit/s dans les immeubles collectifs
Source : RB.RU. Collage: Hamidun News.
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Le ministère du Numérique veut inscrire dans la loi un débit minimal pour l'Internet domestique : au moins 1 Gbit/s dans chaque immeuble collectif. C'est ce que rapporte Kommersant, qui s'appuie sur une intervention du vice-ministre Dmitri Ougnivenko. L'obligation pèsera sur les opérateurs télécoms. Le ministère prévoit de déposer son projet de loi sur la réforme du secteur à la Douma avant la fin de 2026.

Pour l'instant, seuls deux éléments sont publics : le chiffre et l'échéance. Tout le reste ne se clarifiera qu'à la lecture du texte du projet de loi, une fois celui-ci publié.

Un gigabit par immeuble ou par logement ?

Les formulations divergent selon les sources. Le titre parle d'appartements, tandis que le compte rendu de l'intervention évoque un immeuble collectif. La différence est de taille.

Un gigabit par immeuble correspond à la capacité du lien qui dessert le bâtiment. Elle est ensuite partagée entre tous les résidents, et le débit réel de chacun sera nettement inférieur. Un gigabit par abonné exige une tout autre architecture : de la fibre jusqu'au logement, ou au moins un réseau interne de qualité et des équipements capables d'absorber une telle charge. Selon le scénario, les investissements de l'opérateur varient de plusieurs fois. Le ministère n'a pas précisé quelle option il retient.

Le minimum technique pour un gigabit

Même si la norme est adoptée, le gigabit n'arrivera jusqu'à l'abonné que si plusieurs conditions sont remplies :

  • 1 Gbit/s équivaut à 125 Mo/s en théorie. À ce débit, un fichier de 100 Go se télécharge en 13 minutes environ.
  • Les ports du routeur et de la carte réseau doivent être gigabit. Les appareils en Fast Ethernet plafonnent autour de 100 Mbit/s.
  • Un câble de catégorie 5e supporte 1 Gbit/s sur une distance pouvant atteindre 100 mètres. Un câblage plus ancien ne le permet pas.
  • L'accès sans fil exige du Wi-Fi 5 ou plus récent, idéalement du Wi-Fi 6. Le débit réel en Wi-Fi dépend des murs, des interférences et du nombre d'appareils connectés.
  • Les liaisons de transport de l'opérateur et la capacité de ses nœuds d'agrégation doivent absorber la charge simultanée de tous les résidents, et pas seulement la valeur de crête sur un seul port.

Qui sera le plus pénalisé

Les opérateurs régionaux et les petits opérateurs soulèveront le plus de questions. Une partie du parc résidentiel en Russie reste raccordée selon des schémas dont le dernier tronçon repose sur de vieux câbles en cuivre, et sans remplacement des lignes, impossible d'y obtenir un gigabit. La modernisation coûte de l'argent. Reste à savoir comment la facture sera répartie entre l'opérateur, la société de gestion de l'immeuble et les résidents, et si elle se répercutera sur les tarifs. Ce sont, pour l'instant, des risques, pas des solutions annoncées.

L'initiative a aussi un versant pratique pour l'industrie technologique. Services cloud, visioconférence, stockage, caméras domestiques avec analyse dans le cloud, téléchargement de modèles de langage locaux pesant de quelques gigaoctets à plusieurs dizaines : tous ces usages butent sur le débit, en particulier sur le canal montant. Les données disponibles ne disent pas si la norme s'appliquera aussi au débit montant. Pour de nombreux scénarios, il compte pourtant davantage que le gigabit descendant.

Ce qu'il faut vérifier dès maintenant

Les opérateurs gagneraient à auditer les immeubles de leur zone de couverture : type de technologie, état du câblage interne, charge des nœuds. Cela permettra d'estimer les coûts avant que des exigences concrètes ne soient publiées.

Les sociétés de gestion et les résidents ont intérêt à vérifier l'état des chemins de câbles dans l'immeuble, ainsi que le tarif et les équipements réellement installés dans les logements.

Les utilisateurs ordinaires feraient bien de contrôler leur routeur : prise en charge des ports gigabit et norme Wi-Fi. Si l'opérateur relève un jour le débit, c'est l'équipement à l'intérieur du logement qui le limitera.

L'essentiel reste à venir : le texte du projet de loi, les délais d'exécution et le mécanisme de contrôle. Pour l'instant, il s'agit d'une intention annoncée, pas d'une norme en vigueur.

ZK
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