Des smartphones chinois au firmware infecté vendus sur Ozon, Wildberries et Yandex Market
Des smartphones chinois bon marché, dont le firmware a été infecté par un malware dès la fabrication, sont en vente en Russie. On les trouve sur Ozon, Wildberries et Yandex Market. La marque Doogee dispose même de sa propre boutique en ligne officielle en Russie. L'article de CNews ne cite pour l'instant ni modèles précis ni ampleur de l'infection. Il faut donc suivre les précisions des éditeurs d'antivirus. • Le virus se loge dans la partition système, et une réinitialisation des paramètres ne le supprime pas. • L'achat sur une grande plateforme donne à l'acheteur un faux sentiment de sécurité. • La catégorie la plus risquée : les modèles d'entrée de gamme de marques peu connues.
Traité par IA depuis CNews ; édité par Hamidun News
Selon CNews, les malwares intégrés au firmware de smartphones chinois ne relèvent plus de l'exception. Des appareils livrés avec une « surprise » installée dès l'usine sont vendus en Russie sur les trois plus grandes plateformes : Ozon, Wildberries et Yandex Market. L'une des marques concernées, Doogee, possède même une boutique en ligne officielle en Russie. Le signalement initial est bref : il ne contient ni liste de modèles, ni noms de trojans, ni nombre d'appareils infectés. Nous séparons donc ci-dessous ce qui est établi de ce qui reste à vérifier.
Comment le virus arrive dans le téléphone avant l'achat
Ce schéma s'appelle une attaque de la chaîne d'approvisionnement. Un smartphone Android bon marché est assemblé à partir de composants et de logiciels tiers : le fabricant OEM reprend un firmware de référence, puis des sous-traitants ajoutent pilotes, applications et mises à jour. Si du code malveillant s'infiltre dans l'un de ces maillons, il atterrit dans la partition système. L'utilisateur reçoit alors un appareil déjà « malade » dès le premier démarrage.
On ne peut pas supprimer ce type d'infection par les moyens habituels. La réinitialisation aux paramètres d'usine touche la partition utilisateur, tandis que la partition système reste inchangée. Un trojan qui s'y est ancré peut installer des applications en douce, remplacer des liens, afficher de la publicité, voler les données des messageries et les identifiants de paiement.
Les précédents sont anciens. Dès 2019, Google décrivait le trojan Triada, qui arrivait sur les appareils par la chaîne d'approvisionnement. En 2025, Kaspersky signalait la présence de Triada sur des smartphones contrefaits chez des utilisateurs russes. Le botnet BadBox 2.0, selon l'estimation de Google, a touché plus de 10 millions d'appareils, surtout des box Android et des tablettes bon marché. Tout cela relève du contexte extérieur : ces cas ne sont pas directement liés aux modèles évoqués dans l'article de CNews.
Ce que l'on sait de cette affaire
- Source : CNews, publication du 9 octobre 2026.
- Canaux de vente : Ozon, Wildberries, Yandex Market.
- Marque citée dans le signalement : Doogee, avec une boutique en ligne officielle en Russie.
- Vecteur : un malware intégré au firmware lors de la fabrication.
- Non communiqué : les modèles concernés, les noms des malwares, le nombre d'appareils touchés, la réaction des places de marché et du fabricant.
L'absence de ces données compte. Tant qu'aucun rapport technique d'un éditeur d'antivirus n'est publié, on ne peut pas affirmer que tous les smartphones de la marque sont infectés. Il est aussi possible que le problème ne touche que certains lots ou certaines révisions du firmware.
Pourquoi les places de marché ne filtrent pas ces appareils ?
Les places de marché vérifient les documents du vendeur, la présence de certificats et les avis. L'analyse du firmware de chaque modèle ne fait pas partie de ces contrôles : elle exige un laboratoire, des échantillons et du temps. Pour l'électronique d'entrée de gamme, où le catalogue change chaque mois, un tel contrôle coûte trop cher. L'acheteur, lui, voit une fiche produit habituelle et en conclut logiquement que la plateforme garantit la sécurité.
La boutique officielle de la marque ne règle pas le problème. Elle vend ce que l'usine a produit. Si le malware est intégré au niveau du fabricant ou de son sous-traitant, le canal de vente n'y change rien.
Que faire en tant que propriétaire ou acheteur
Premièrement : vérifiez si vous possédez un smartphone d'une marque peu connue du segment d'entrée de gamme, acheté ces derniers mois. Deuxièmement : contrôlez dans les paramètres qu'aucune application que vous n'avez pas installée n'est présente, et que le système ne réclame pas d'autorisations inhabituelles, par exemple l'accès aux SMS ou l'affichage par-dessus les autres fenêtres. Troisièmement : surveillez le trafic anormal en arrière-plan et une décharge rapide de la batterie.
En cas de doute, ne saisissez pas sur cet appareil les mots de passe de vos applications bancaires et de vos messageries. Demandez au fabricant une image propre du firmware et comparez les sommes de contrôle. Faute de confirmation, il est plus sûr de remplacer le smartphone. Pour les usages critiques, mieux vaut choisir des modèles dotés d'une politique publique de mises à jour de sécurité et certifiés Google Play Protect. Les acheteurs professionnels devraient exiger du fournisseur un rapport de vérification du firmware avant de commander un lot.
Access Frontier LLMs & Multimodal AI in One Workspace
Discover NomadNet AI (nomadnet.ai) — unified access to frontier language models, research synthesis, and multimodal workflows.
L'essentiel de l'IA — une fois par semaine
Sept actus qui ont vraiment compté, choisies à la main. Sans bruit ni communiqués.
C'est fait ! Vérifiez votre boîte mail pour la confirmation.