Wayve et Stellantis calibrent un même pilote IA pour Fiat, Jeep et Maserati
Lors de Wave by Vento à Turin, Alex Kendall, patron de Wayve, et Antonio Filosa, CEO de Stellantis, ont présenté leur travail commun sur un pilote IA. Adam Jonas, de Morgan Stanley, modérait la discussion. Selon Alex Kendall, chaque voiture aura un jour besoin d'un système de conduite par IA, comme elle a aujourd'hui besoin de ceintures de sécurité et d'un freinage d'urgence. Un même « driver » est calibré pour Fiat, Jeep et Maserati, soit pour les segments grand public, tout-terrain et premium. • La conduite par IA est présentée comme une fonction de base, et non comme une option. • Une seule base logicielle pour trois marques très différentes. • Le calendrier, les modèles et le niveau d'autonomie n'ont pas encore été dévoilés.
Traité par IA depuis TNW ; édité par Hamidun News
Alex Kendall, directeur général de Wayve, a déclaré à Turin que chaque voiture aura un jour besoin d'un système de conduite par IA, comme elle a aujourd'hui besoin de ceintures de sécurité et d'un freinage d'urgence. Il s'exprimait sur la scène de Wave by Vento, aux côtés d'Antonio Filosa, patron de Stellantis. Adam Jonas, de Morgan Stanley, animait l'échange. Au programme : un pilote IA unique, que Wayve et Stellantis calibrent simultanément pour Fiat, Jeep et Maserati.
Ce qui s'est dit à Turin
La thèse centrale de Kendall porte moins sur la technologie que sur l'état du marché. Il compare la conduite par IA à un équipement obligatoire. Les ceintures et le freinage automatique ont d'abord été des options réservées aux modèles haut de gamme, avant de devenir une norme : aucune voiture ne se vend plus sans. Selon Kendall, il en ira de même pour le pilote IA.
Le choix de cette comparaison est révélateur. Il fait passer la discussion du « robotaxi du futur » à la chaîne de montage et à l'équipement de série. Pour un constructeur, la question n'est plus celle de la démonstration, mais celle du coût de revient, de la certification et des obligations de garantie.
Voici ce que confirment les éléments disponibles.
- Participants : Alex Kendall (CEO de Wayve), Antonio Filosa (CEO de Stellantis), modérateur Adam Jonas (Morgan Stanley).
- Lieu : Wave by Vento, Turin, vendredi.
- Marques concernées : Fiat, Jeep, Maserati.
- Approche : un seul système d'IA, calibré pour différentes marques.
- Non dévoilés : la date de lancement, les modèles concernés, le niveau d'autonomie, le prix pour l'acheteur.
Un seul pilote pour trois personnalités
Fiat, Jeep et Maserati n'ont presque rien en commun, ni par leur clientèle ni par leurs conditions d'usage. Fiat fabrique des citadines compactes. Jeep vend des SUV capables de rouler aussi hors des routes. Maserati évolue dans le premium, où l'on attend d'une voiture un certain caractère de conduite, et pas seulement de la sécurité.
Une base logicielle unique, réglée marque par marque, réduit le coût de développement. La compétence de base, percevoir la route et prendre des décisions, n'est développée qu'une seule fois. Les différences se jouent dans le réglage fin : par exemple la manière d'accélérer, la distance avec le véhicule qui précède ou le comportement sur une chaussée dégradée.
Cette approche correspond à la façon dont Wayve se positionne depuis ses débuts. La start-up britannique construit son système sur l'apprentissage de bout en bout : un réseau de neurones relie directement les données des capteurs et la commande du véhicule, sans longue chaîne de règles écrites à la main. En théorie, un tel pilote se transpose plus facilement d'une plateforme à l'autre. Wayve avait déjà convenu de fournir sa technologie à Nissan : Stellantis rejoint donc un groupe de constructeurs qui prend déjà forme.
Ce qui manque encore à l'histoire
D'après le texte disponible, impossible de dire de quel niveau d'autonomie il s'agit : une aide à la conduite avancée avec contrôle des mains sur le volant, ou un système qui prend en charge toute la conduite sur certains tronçons. De ce niveau dépendent la réglementation, la responsabilité en cas d'accident et le prix de l'option.
Il n'y a pas non plus de calendrier. L'industrie automobile a l'habitude des annonces suivies de longues années de mise au point : une seule phrase sur les « ceintures de sécurité » ne suffit donc pas. Le marché attend des noms de modèles, des régions de lancement et des données de sécurité issues de routes réelles.
Ce qu'il faut surveiller ensuite
Pour ceux qui suivent le secteur, la liste est courte.
- Les premiers modèles de série de Stellantis équipés du pilote Wayve, et les pays où ils seront autorisés à la vente.
- Le modèle économique : la fonction est-elle incluse dans le prix de base, vendue en pack ou par abonnement ?
- Le matériel : quelles caméras, quels radars et quels modules de calcul seront nécessaires, et cela varie-t-il d'une marque à l'autre ?
- La publication de statistiques de sécurité. Sans elles, la comparaison avec les ceintures reste un slogan.
Si Kendall a raison, dans quelques années, on demandera au vendeur « quel pilote IA avez-vous ? » plutôt que « en a-t-elle seulement un ? ». Pour l'instant, Turin a fixé un cap, pas un calendrier.
Questions clés sur cet article
Que sait-on sur Ce qui s'est dit à Turin ?
La thèse centrale de Kendall porte moins sur la technologie que sur l'état du marché. Il compare la conduite par IA à un équipement obligatoire. Les ceintures et le freinage automatique ont d'abord été des options réservées aux modèles haut de gamme, avant de devenir une norme : aucune voiture ne se vend plus sans. Selon Kendall, il en ira de même pour le pilote IA. Le choix de cette comparaison est révélateur. Il fait passer la discussion du « robotaxi du futur » à la chaîne de montage et à l'équipement de série. Pour un constructeur, la question n'est plus celle de la dém
Que sait-on sur Un seul pilote pour trois personnalités ?
Fiat, Jeep et Maserati n'ont presque rien en commun, ni par leur clientèle ni par leurs conditions d'usage. Fiat fabrique des citadines compactes. Jeep vend des SUV capables de rouler aussi hors des routes. Maserati évolue dans le premium, où l'on attend d'une voiture un certain caractère de conduite, et pas seulement de la sécurité. Une base logicielle unique, réglée marque par marque, réduit le coût de développement. La compétence de base, percevoir la route et prendre des décisions, n'est développée qu'une seule fois. Les différences se jouent dans le réglage fin : par e
Que sait-on sur Ce qui manque encore à l'histoire ?
D'après le texte disponible, impossible de dire de quel niveau d'autonomie il s'agit : une aide à la conduite avancée avec contrôle des mains sur le volant, ou un système qui prend en charge toute la conduite sur certains tronçons. De ce niveau dépendent la réglementation, la responsabilité en cas d'accident et le prix de l'option. Il n'y a pas non plus de calendrier. L'industrie automobile a l'habitude des annonces suivies de longues années de mise au point : une seule phrase sur les « ceintures de sécurité » ne suffit donc pas. Le marché attend des noms de modèles, des ré
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