Des chercheurs déduisent une formule de la créativité à partir de 3 critères et la testent sur les échecs et Picasso
Le préprint arXiv:2610.12845 (cs.AI) propose une définition formelle de la créativité, censée fonctionner dans l'art, la science et les jeux. Elle repose sur les trois critères de Margaret Boden : la nouveauté, la valeur et la surprise. Les auteurs posent plusieurs postulats issus de la psychologie, puis en dérivent une formule mathématique. La vérification porte sur deux tâches : évaluer la créativité de coups d'échecs et de tableaux de Picasso, Renoir et d'autres peintres. Selon les auteurs, la formule a capté les schémas créatifs dans les deux domaines. • Trois critères : nouveauté, valeur, surprise. • Deux domaines de test : les échecs et la peinture. • L'abstract ne donne aucune métrique chiffrée.
Traité par IA depuis arXiv cs.AI ; édité par Hamidun News
Depuis des décennies, la créativité computationnelle se passe d'une définition formelle qui vaudrait aussi bien pour l'art que pour la science et les jeux. Le préprint arXiv:2610.12845 (catégorie cs.AI, 12 octobre 2026) tente de combler ce vide. Ses auteurs formulent plusieurs postulats fondés sur la psychologie de la créativité, puis en tirent une formule mathématique à trois composantes : la nouveauté, la valeur et la surprise. Ils testent sa validité sur deux tâches : l'évaluation de la créativité de coups d'échecs et celle de tableaux de Picasso, Renoir et d'autres peintres.
Trois critères plutôt que des mots flous
Les auteurs décrivent un double problème dans les approches existantes. Certains travaux proposent des définitions conceptuelles informelles, impossibles à transformer en calcul. D'autres avancent des formules, mais n'examinent pas les hypothèses qui les sous-tendent et ne vérifient pas leur résultat sur des tâches appliquées concrètes. On obtient une jolie formule, sans savoir si elle fonctionne.
Ici, l'ordre est inversé. Viennent d'abord des postulats appuyés sur des recherches en psychologie, et surtout sur les trois critères de base de Margaret Boden. La définition est ensuite construite pour être conforme à ces postulats. La vérification empirique n'arrive qu'à la fin.
Les éléments clés du travail :
- Fondement : les travaux psychologiques sur la créativité et les critères de Boden.
- Trois composantes : nouveauté (newness), valeur (value), surprise (surprise).
- Structure : une construction mathématique unique, tandis que les méthodes de mesure de chaque composante s'adaptent au domaine concerné.
- Validation : deux domaines, les coups d'échecs et la peinture.
- Résultat annoncé : la formule « capte avec succès » les schémas créatifs dans les deux domaines.
Échecs et peinture comme terrain d'essai
Le choix des domaines paraît pertinent. Les échecs offrent un espace de coups clairement délimité, où l'on peut aisément parler de nouveauté par rapport aux suites connues et de valeur d'un coup pour l'issue de la partie. Ce raisonnement est le nôtre, pas une citation de l'article. La peinture se situe à l'autre extrémité : la valeur y est subjective, et la surprise dépend du contexte artistique de l'époque. Si une seule structure fonctionne aux deux extrêmes, c'est un argument de poids en faveur d'un cadre mathématique unique.
C'est précisément ce qu'affirment les auteurs. Selon leur conclusion, la créativité peut se décrire par une structure mathématique commune reposant sur trois critères fondamentaux, seules les méthodes de mesure différant d'un domaine à l'autre.
Une réserve importante : nous n'avons que l'abstract. Il ne contient ni métriques chiffrées, ni comparaison avec des définitions concurrentes, ni description de la manière exacte dont la nouveauté et la surprise ont été calculées pour les coups et les tableaux. Il ne mentionne pas non plus de tests sur des modèles de langage ou des modèles génératifs. Il s'agit d'un préprint en première version (v1), sans relecture par les pairs confirmée. La formule « capte avec succès » doit donc se lire comme une déclaration des auteurs, et non comme un fait établi.
Comment l'exploiter concrètement
Pour les équipes qui évaluent des systèmes génératifs, l'intérêt de ce travail réside pour l'instant dans le cadre proposé, pas dans un outil prêt à l'emploi. Aujourd'hui, la créativité des modèles se mesure le plus souvent de façon indirecte : diversité des sorties, préférences des évaluateurs ou comparaisons par paires. Le schéma à trois axes propose de scinder l'évaluation en trois questions. En quoi le résultat diffère-t-il de ce qui existe ? Est-il utile pour la tâche ? Dans quelle mesure s'écarte-t-il de ce qu'on attendait ?
Ce qu'il est utile de faire si le sujet vous intéresse :
- Lire le texte complet et vérifier comment les composantes sont définies dans chaque domaine, et quelles hypothèses elles embarquent.
- Essayer de décomposer vos propres métriques de qualité en nouveauté, valeur et surprise, pour repérer l'axe que vous ne couvrez pas.
- Ne pas transposer la formule au texte, au code ou aux hypothèses scientifiques sans validation distincte : les auteurs ne l'ont démontrée que sur les échecs et la peinture.
- Suivre la suite des travaux. Un test sur des modèles génératifs actuels serait l'étape logique suivante, et c'est lui qui montrera si la formule convient à l'industrie.
Questions clés sur cet article
Que sait-on sur Trois critères plutôt que des mots flous ?
Les auteurs décrivent un double problème dans les approches existantes. Certains travaux proposent des définitions conceptuelles informelles, impossibles à transformer en calcul. D'autres avancent des formules, mais n'examinent pas les hypothèses qui les sous-tendent et ne vérifient pas leur résultat sur des tâches appliquées concrètes. On obtient une jolie formule, sans savoir si elle fonctionne. Ici, l'ordre est inversé. Viennent d'abord des postulats appuyés sur des recherches en psychologie, et surtout sur les trois critères de base de Margaret Boden. La définition est
Que sait-on sur échecs et peinture comme terrain d'essai ?
Le choix des domaines paraît pertinent. Les échecs offrent un espace de coups clairement délimité, où l'on peut aisément parler de nouveauté par rapport aux suites connues et de valeur d'un coup pour l'issue de la partie. Ce raisonnement est le nôtre, pas une citation de l'article. La peinture se situe à l'autre extrémité : la valeur y est subjective, et la surprise dépend du contexte artistique de l'époque. Si une seule structure fonctionne aux deux extrêmes, c'est un argument de poids en faveur d'un cadre mathématique unique. C'est précisément ce qu'affirment les auteurs.
Comment l'exploiter concrètement?
Pour les équipes qui évaluent des systèmes génératifs, l'intérêt de ce travail réside pour l'instant dans le cadre proposé, pas dans un outil prêt à l'emploi. Aujourd'hui, la créativité des modèles se mesure le plus souvent de façon indirecte : diversité des sorties, préférences des évaluateurs ou comparaisons par paires. Le schéma à trois axes propose de scinder l'évaluation en trois questions. En quoi le résultat diffère-t-il de ce qui existe ? Est-il utile pour la tâche ? Dans quelle mesure s'écarte-t-il de ce qu'on attendait ? Ce qu'il est utile de faire si le sujet vou
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