Le Royal Opera House de Londres lance RBO/SHIFT : un dialogue entre artistes et IA plutôt que l'apocalypse
Les artistes qualifient l'IA de « diable » et de « mort de l'art », mais le Royal Opera House de Londres a choisi d'aborder le sujet sans rhétorique apocalyptique. Le festival RBO/SHIFT réunira interprètes, metteurs en scène et technologues pour explorer honnêtement ce que l'apprentissage automatique change dans la culture, et où s'arrête la menace réelle et où commence la peur de l'inconnu. Les organisateurs estiment que l'apprentissage automatique constitue un bouleversement trop important pour la société et l'art pour que sa définition soit laissée aux seuls développeurs et investisseurs.
Traité par IA depuis Guardian ; édité par Hamidun News
Des artistes et des acteurs de la culture du monde entier présentent l'IA comme une menace pour la civilisation. Le Royal Opera House de Londres répond autrement : le festival RBO/SHIFT propose d'examiner honnêtement la technologie, sans fermer les yeux ni sur les risques ni sur les opportunités.
La peur comme première réaction
Chez les artistes, l'inquiétude face à l'intelligence artificielle n'a pas disparu et reste très réelle. Des critiques et commentateurs de premier plan parlent de l'IA en termes apocalyptiques : « elle détruira l'art », « c'est le mal », « c'est le diable ». Le langage de la catastrophe est devenu la norme du discours culturel sur l'IA.
Cela s'explique. L'apprentissage automatique s'est développé à toute vitesse et hors de tout contrôle public. La technologie a été portée par de grandes entreprises intéressées avant tout par le profit, et non par le dialogue culturel. Les nouveaux outils sont arrivés sur le marché si vite que les artistes n'ont eu ni le temps de comprendre ce qui se passait ni la possibilité d'influer sur la direction prise. La peur, la méfiance et le sentiment de catastrophe imminente sont une réaction logique face à un processus opaque auquel ils n'ont pas été conviés.
Dans le même temps, les capacités de l'IA continuent de croître de façon exponentielle : la technologie pénètre tous les aspects de l'activité humaine, de la médecine et du droit à la musique et aux arts visuels. La question n'est plus de savoir si l'IA arrivera dans la culture : elle est déjà là. La question est de savoir qui fixera les conditions de cette rencontre.
Qu'est-ce que le festival RBO/SHIFT
RBO/SHIFT, festival qui se tiendra au Royal Opera House de Londres, se donne une mission peu banale : ne pas condamner la technologie ni la glorifier, mais créer un espace pour une conversation sérieuse et honnête sur l'endroit où nous en sommes aujourd'hui et la direction que nous prenons.
Sont invités à participer :
- des artistes et interprètes qui travaillent déjà avec des outils d'IA
- des metteurs en scène et chorégraphes qui explorent de nouveaux formats
- des enseignants et penseurs qui forment la prochaine génération
- le grand public, comme participant à égalité du dialogue et non comme spectateur passif
Les organisateurs sont convaincus que l'apprentissage automatique représente un bouleversement trop sérieux pour la société et pour l'art pour que sa définition soit confiée aux seuls développeurs et investisseurs. Les artistes, historiquement les meilleurs conteurs de l'humanité, doivent entrer dans ce processus et aider à en fixer la direction. Non pas parce que l'IA est sans danger, mais parce que l'espace de dialogue compte plus que le silence.
Opéra et technologies : quatre siècles d'expérience
Il est symbolique qu'un opéra devienne le centre de cette conversation. Le genre, né à la fin du XVIe siècle, a affronté à plusieurs reprises des changements technologiques « mortels » : la machinerie de scène, l'éclairage électrique, l'enregistrement sonore, la vidéoprojection. Chacune de ces transitions s'est accompagnée de sceptiques prédisant la mort de la tradition vivante. L'opéra les a tous survécu.
«
Je suis convaincue qu'il est possible de regarder à la fois vers l'avant et vers l'arrière dans ce paysage qui évolue rapidement », écrit Netia Jones, metteuse en scène et curatrice du festival.
L'IA n'est pas la première technologie à susciter une peur existentielle dans le milieu créatif. La photographie devait tuer la peinture. Le cinéma, le théâtre. La télévision, le cinéma. Aucune de ces prédictions ne s'est réalisée sous la forme dans laquelle elle avait été formulée. La culture sait s'adapter et repenser ses outils, mais pour cela, les artistes doivent être dans la salle, pas derrière la porte.
Ce que cela signifie
Le festival RBO/SHIFT signale un changement important dans la posture de la communauté culturelle : exploration plutôt qu'apocalypse, dialogue critique plutôt que portes closes. Si artistes et technologues apprennent à se parler honnêtement et d'égal à égal, l'IA aura une chance de devenir un outil entre les mains du créateur, et non une menace pour l'existence même de l'art.
Questions clés sur cet article
Que sait-on sur La peur comme première réaction ?
Chez les artistes, l'inquiétude face à l'intelligence artificielle n'a pas disparu et reste très réelle. Des critiques et commentateurs de premier plan parlent de l'IA en termes apocalyptiques : « elle détruira l'art », « c'est le mal », « c'est le diable ». Le langage de la catastrophe est devenu la norme du discours culturel sur l'IA. Cela s'explique. L'apprentissage automatique s'est développé à toute vitesse et hors de tout contrôle public. La technologie a été portée par de grandes entreprises intéressées avant tout par le profit, et non par le dialogue culturel. Les n
Qu'est-ce que le festival RBO/SHIFT?
RBO/SHIFT, festival qui se tiendra au Royal Opera House de Londres, se donne une mission peu banale : ne pas condamner la technologie ni la glorifier, mais créer un espace pour une conversation sérieuse et honnête sur l'endroit où nous en sommes aujourd'hui et la direction que nous prenons. Sont invités à participer : des artistes et interprètes qui travaillent déjà avec des outils d'IA des metteurs en scène et chorégraphes qui explorent de nouveaux formats des enseignants et penseurs qui forment la prochaine génération le grand public, comme participant à égalité du dialog
Que sait-on sur Opéra et technologies : quatre siècles d'expérience ?
Il est symbolique qu'un opéra devienne le centre de cette conversation. Le genre, né à la fin du XVIe siècle, a affronté à plusieurs reprises des changements technologiques « mortels » : la machinerie de scène, l'éclairage électrique, l'enregistrement sonore, la vidéoprojection. Chacune de ces transitions s'est accompagnée de sceptiques prédisant la mort de la tradition vivante. L'opéra les a tous survécu. « Je suis convaincue qu'il est possible de regarder à la fois vers l'avant et vers l'arrière dans ce paysage qui évolue rapidement », écrit Netia Jones, metteuse en scène
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