De jeunes entrepreneurs asiatiques gagnent de l'argent avec du contenu haineux généré par AI sur Facebook
Une enquête de The Guardian a révélé une usine mondiale de contenu haineux. Des centaines de comptes Facebook arborant le drapeau britannique et des noms comme

Une enquête de journalistes du Guardian a révélé un schéma mondial de diffusion de contenu haineux. Des centaines de comptes Facebook se faisant passer pour des communautés britanniques sont en réalité gérés par de jeunes entrepreneurs d'Asie du Sud qui utilisent l'IA pour générer du contenu toxique et le monétiser. Ce n'est pas une guerre idéologique — c'est de l'argent.
Qui se cache derrière les comptes
Les comptes Facebook comme Britain Today, Britannia News, English Voice ressemblent à des communautés organiques de Britanniques préoccupés. En réalité, ce sont des usines de contenu. Derrière eux se trouvent de jeunes gens du Sri Lanka et du Pakistan qui ne vivent pas en Grande-Bretagne et ne s'intéressent pas à sa politique. Leur intérêt est simple : comprendre la monétisation de Facebook et lancer un système qui génère des revenus. La langue, le drapeau et l'idéologie ne sont que des outils.
Quel contenu l'IA génère
Des vidéos qui ressemblent à des déclarations de vraies personnes. Un homme se plaint que son café a cessé de servir du bacon pour ne pas offenser les musulmans. Des images du Londres victorien avec le texte « quand la ville était anglaise et belle ». Cette nostalgie semble être une critique inoffensiva du changement. Mais à côté — la haine ouverte. Des mèmes appelant l'Islam un cancer. Des posts sur les musulmans priant dans la rue comme une invasion. Diffusion de la théorie du grand remplacement. Ensemble, ces posts fonctionnent comme des microtoxines : chacun semble être une opinion, mais dans le flux, ils empoisonnent lentement.
L'argent dans la haine
Sur Facebook, les vues sont monétisées : plus l'engagement est élevé, plus les revenus sont élevés. Les jeunes d'Asie ont découvert l'arbitrage — créer du contenu haineux en anglais (un marché à hauts revenus) et le publier via un réseau de faux comptes. Un compte réussi obtient 10 millions de vues par mois. Cet argent est transféré en Asie du Sud. Avec cet argent, vous pouvez vivre, embaucher des opérateurs, agrandir l'usine.
- Création de contenu via l'IA (presque sans frais)
- Publication via un réseau de comptes factices (semble organique)
- Monétisation via Facebook (paiements en dollars)
- Retrait d'argent vers les pays à faible coût
Pourquoi ça marche
Facebook optimise l'engagement — la réaction, pas la vérité. La haine provoque la réaction : les gens cliquent, commentent, partagent avec colère. Les algorithmes amplifient ce type de contenu, le poussant vers le haut du fil. La plateforme ne bloque que les violations évidentes (appels directs à la violence). Tant qu'un compte semble organique, le contenu reste.
Ce que cela signifie
Les outils (IA pour créer, plateformes pour publier, paiements pour monétiser) permettent à n'importe qui de transformer les émotions en marchandise. Les créateurs ne croient pas à l'idéologie. Mais les conséquences sont réelles : le contenu attise les phobies, divise les sociétés, empoisonne le discours. Les plateformes choisissent la neutralité plutôt que la responsabilité.
*Meta a été reconnue comme une organisation extrémiste et est interdite en Russie.