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Une artiste sur l'art généré par IA : ennuyeux, volé et écologiquement nuisible

L'artiste Jess Harwood a critiqué l'art généré par IA comme un vol fastidieux de créativité. La génération d'art par IA est un processus sans âme qui consomme l

Une artiste sur l'art généré par IA : ennuyeux, volé et écologiquement nuisible
Source : Guardian. Collage: Hamidun News.
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Quand l'artiste Jess Harwood regarde des images créées par l'IA, elle ressent de la colère. Pour elle, ce n'est pas de l'art — c'est un vol ennuyeux qui tue la planète et prive les gens du sens de la véritable créativité.

Vol Sans Conscience

Harwood décrit l'art de l'IA comme ennuyeux, sans âme et volé. Les modèles génératifs sont entraînés sur les œuvres d'artistes réels — souvent sans leur consentement et sans aucune compensation. Des photographies, des peintures, des sculptures de personnes du monde entier se retrouvent dans l'ensemble de données d'entraînement de l'IA pour que la machine puisse « apprendre » à créer quelque chose de « nouveau ».

Mais quand un générateur d'IA crée une image, il ne crée pas — il retraite. L'algorithme combine des éléments de milliers d'œuvres d'autrui, produit une synthèse statistique et crache le résultat. Ce n'est pas de l'inspiration, ce n'est pas de l'intuition, ce n'est pas le courage d'un artiste qui décide de risquer quelque chose.

C'est un calcul stérile, présenté comme de la « créativité ».

« Quand je vois de l'art créé par l'IA, je vois rouge.

C'est ennuyeux, c'est du vol, c'est sans âme, stérile et cela tue la planète. »

La Planète Paie en Énergie

Mais la critique de Harwood ne se limite pas aux questions de moralité et de droits d'auteur. Il y a quelque chose de plus urgent — l'écologie. Les modèles d'IA nécessitent d'énormes ressources informatiques. L'entraînement des modèles génératifs est un processus qui nécessite des mégawatts d'électricité et des gallons d'eau pour refroidir les centres de données. Les centres de données qui alimentent les services d'IA consomment de l'énergie à des échelles qui semblaient autrefois inimaginables. Chaque requête à un générateur d'IA est une facture d'électricité. Et cette facture est souvent invisible pour le consommateur, mais la planète la paie.

  • Le refroidissement des serveurs nécessite des millions de gallons d'eau par jour
  • La consommation d'énergie des centres de données rivalise avec celle de pays entiers
  • L'eau est utilisée dans des régions où les gens manquent d'eau

La Créativité Seule à un Concert

À un concert du Split Enz était assise une jeune Jess Harwood. L'une des rares jeunes personnes de la salle. Elle écoutait des chansons qui parlaient d'une véritable expérience humaine — de joie, de douleur, de sentiments que seul un humain peut exprimer.

Et elle est prise de soulagement : cette musique a été créée par des personnes qui ont vécu, ressenti et créé sans IA. Aujourd'hui, en regardant des images générées, Harwood se surprend souvent à se demander : cet auteur a-t-il utilisé l'IA ? Cette question est un symptôme de la méfiance croissante envers la créativité à l'ère de l'IA.

Dessiner à la main n'est pas qu'une technique. C'est une méditation, une lutte avec le matériau, un dialogue avec la toile. Un artiste prend des décisions en temps réel, répond aux peintures, corrige les erreurs, grandit.

L'IA ne fournit pas cela. La génération rapide d'une « jolie image » ne vous rend pas plus créatif — elle vous vide.

Ce Que Cela Signifie

Le débat sur l'art créé par l'IA n'est pas simplement une question de goût esthétique. C'est une question de protection des droits des artistes, de quelles valeurs nous transmettrons à la prochaine génération, et de l'avenir de notre planète. Permettre aux algorithmes de dominer la culture créative, c'est donner à bas prix une partie de notre humanité.

ZK
Hamidun News
Actualités IA sans bruit. Sélection éditoriale quotidienne de plus de 400 sources. Produit de Zhemal Khamidun, Head of AI chez Alpina Digital.
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